J'ai dû arriver dans ma chambre vers 2 ou 3 h du matin. Une chambre seule (ouf), mais absolument minuscule. Bousier est parti vers 3h30 en laissant toutes les affaires en plan par terre, ce qui a bien embêté la dame qui m'a apporté le petit déjeuner à 7h. Avant ça, j'ai eu droit à la prise de température à 6h, et à la livraison d'une pochette cadeaux et d'un paquet de couches entre les 2.

Le défilé a continué avec (dans le désordre) :
- la sage-femme de suite de couches qui a tout de suite été déçue de ne pas avoir à me faire d'autres soins que de retirer le catlon posé pendant l'accouchement. Ben oui, même pas une éraillure, alors forcément, j'étais pas une bonne cliente pour elle. Elle m'a enlevée Margaux des bras pour pouvoir me retirer le catlon, et a commencé à me dire que c'était normal qu'un bébé pleure pour s'exprimer. Je veux bien, mais de là à provoquer délibérément les pleurs, il y a de la marge, non ? Elle m'a ensuite expliqué que si bébé tirait la langue, c'était pour se débarrasser de ses glaires, et pas pour demander à téter... Mais bien sûr..., alors pourquoi elle pleure si je ne réponds pas à cet appel qu'elle fait toujours 4j après ?? Elle a dû repasser au moins 2 fois dans la chambre dans la matinée, dont une pour tirer sur ma chemise de nuit sans me prévenir, je suppose pour vérifier que j'avais bien le matériel adéquat pour allaiter ma fille. J'ai eu l'impression d'être un cheval dont on vérifie l'état des dents avant une vente aux enchères...
- l'officier d'état civil, qui a dû rester 1 mn 30 grand maximum (il devait avoir du boulot je suppose, à devoir traiter toutes les naissances du week-end)
- la photographe, que j'ai viré au bout de 5 photos et 2 changements de position qui ont fait hurler Margaux. J'aurais dû me douter qu'avec moins de 12h de vie elle serait fortement dérangée par une telle solicitation. Et je me suis dit intérieurement "ça y est, j'ai fait ma première bourde de maman"...
- le déjeuner et le café
- la visite chez le pédiatre, qui vaut son pesant de cacahouètes... Une puéricultrice est venue chercher Margaux en me demandant de la retrouver devant le bureau du pédiatre. Le temps que je me lève (ouille ouille, j'avais l'impression d'être passée sous un train), que je réponde à la dame qui me proposait une boisson pour le goûter, elle avait disparu et j'ai mis quelques minutes à trouver mon chemin. Là, je me retrouve à attendre dans le couloir derrière une porte vitrée, en entendant ma fille hurler à la mort sans voir ce qu'on pouvait bien lui faire... Quand j'ai demandé à entrer, on me l'a explicitement interdit en me disant... qu'il y avait plein de caca ! (ben oui, elle n'avait pas été changée depuis l'accouchement, alors forcément, 12h plus tard...) C'est déjà pas facile d'entendre son bébé pleurer, mais quand c'est la première fois et aussi fort, et qu'on ne sait pas pourquoi, et bien on n'en mène pas large ! On m'a ensuite laissée rentrer, le pédiatre l'a manipulée dans tous les sens (impressionnant la manoeuvre sur les hanches...), la mesurée, m'a demandé si j'avais des questions (ben... non), et hop, emballé c'est pesé, allez la rhabiller dans la pièce d'à côté, pour la peser justement. Le bébé suivant était déjà entre les griffes d'une autre puer', avec un thermomètre dans les fesses. Et il pleurait à la mort, lui aussi... Brrrr, ce moment a été une vraie source de stress, à voir ces "consultations" se faire à la chaîne, sans aucune compassion pour les bébés terrorisés et les parents déboussolés. Sans compter que derrière, il nous fallait la rhabiller pour la première fois, hurlante de froid et de peur, pour qu'au stade du pyjama la puer' se rende compte qu'elle avait oublié de la peser... toute nue... et qu'il nous fallait recommencer !

Voilà, après tout ça, j'ai été bien contente de déguerpir et retrouver mon chez moi, pour faire tranquillement connaissance avec notre petite princesse... Malgré la nécessité de retourner voir le médecin le lendemain à cause d'un mauvais résultat d'examen (j'en parlerai dans un autre billet, maintenant tout va bien), je n'ai absolument aucun regret d'être partie aussi tôt !