Petit à petit, je commence à comprendre certaines choses...

Il y a 2 jours, c'était le summum, j'étais franchement au bord de la crise de nerf, à me dire que je n'étais peut-être pas faite, ou en tout cas pas prête, à être une maman (et je ne parle même pas d'être une "bonne" maman, s'il en est), que j'avais fait ce bébé pour faire plaisir à mon mari (3 ans qu'il attendait quand même...) mais qu'au fond de moi ce n'était peut-être pas ce qui me convenait... Bref, j'avais franchement envie de "jeter l'éponge", tout en sachant que c'était tout simplement impossible. J'ai même demandé un RDV rapide à mon ostéo, en désirant secrètement qu'elle "trouve quelque chose".

Et puis le "miracle" est arrivé, sans doute un court-circuit fugace a du activer pendant quelques secondes mon neurone de la "perfect mum". Au moment de nous coucher, la miss et moi, je l'ai observée un moment dans son lit, jusqu'à ce qu'elle commence à s'agiter dans un demi-sommeil. Là, au lieu d'attendre qu'elle se réveille complètement en hurlant, je l'ai immédiatement prise dans les bras pour la bercer, et pouf ! elle s'est rendormie illico. C'est là que j'ai percuté.

On m'avait toujours dit que les petits bébés avaient besoin de se sentir confinés, et qu'ils étaient perdus si on les mettaient dans un grand lit. J'avais remarqué que cette règle ne s'appliquait pas à Margaux les premiers jours, elle dormait beaucoup mieux le jour sur un grand pouf dans le salon, que la nuit dans son couffin. Je l'avais donc mise dans son lit à barreaux et ça allait mieux. Et bien il faut croire qu'elle a eu dernièrement connaissance de la règle et s'est mise à l'appliquer ! Parce qu'en la mettant dans son couffin de nouveau, elle a beaucoup mieux dormi. Voilà pourquoi elle ne dormait plus que dans l'écharpe, ou sur moi. 'Faut suivre hein ?!

Je crois que ses crises de pleurs sont essentiellement liées à des "difficultés" d'endormissement. Quand elle ne s'endort pas rapidement au sein, elle s'énerve et ça part très vite dans les tours. Comme si elle refusait de s'abandonner dans le sommeil. Maintenant que je comprends, j'accepte mieux ses pleurs. Cela dit quand je sens la fatigue me gagner, qu'il est presque 13h, que j'ai une lessive pas finie d'étendre et mon déjeuner qui refroidit, je sens bien que ma patience a une limite qui n'est pas si éloignée. J'en ai conscience, c'est une étape. Reste maintenant à repousser la limite, parce que ça ne fait que commencer...

Je ne sais pas si ce rapport au sommeil est "normal", si tous les bébés font ça, en tout cas je n'en suis pas inquiète. Juste... épuisée (et mon dos aussi). Cela dit, ça m'interpelle. Je sais que les enfants sont les révélateurs de leur parents, et du coup je me demande si elle ne me rappellerait pas, avec une certaine force, mon incapacité à lâcher prise...

Voilà donc 2 belles résolutions de mi-année (de toute façon, 'ya plus d'saisons, alors pourquoi pas des bonnes résolutions au 1er juillet ?) : apprendre à lâcher prise et repousser les limites de l'impatience.

Au fait, on a vu l'ostéo hier, RAS, la demoiselle est bien équilibrée (quoi que je ne sois plus très sûre que ce soit le mot qu'elle ait employé...).

Aller, zou, je profite que la miss dorme pour en faire autant !