Voilà le récit des 24h qui ont entouré la naissance de Margaux. C’est long (5 pages !), j’ai voulu noter tout ce dont je me souvenais avant que ça ne devienne un lointain souvenir ; j’avais déjà l’impression d’avoir oublié tout un tas de choses à peine 10 jours plus tard.

En résumé, j'ai donc accouché dans l'eau, à la clinique et non à la maison comme prévu, à cause du dépassement de terme. Tout s'est bien passé, au point que je n'ai eu aucune déchirure ni éraillure, après 12h de travail, mais seulement 6h de douleur réelle. Je ne regrette pas d'avoir "raté" l'AAD (comme on rate le bus), finalement je me demande si j'en aurais été capable... ne serait-ce qu'à cause de ces cris que je me suis autorisée à émettre à la clinique, que je n'aurais peut-être pas osés à cause des voisins... Et puis j'ai l'impression que l'haptonomie ne m'a pas servie, j'avoue regretter un peu cette préparation qui a été pour moi plus un accompagnement de la grossesse qu'une réelle préparation à l'accouchement ; en fait je ne me sentais pas bien préparée, peut-être était-ce la raison de ces multiples rebondissements les 2 dernières semaines de mai, peut-être mon bébé savait-il mieux que moi qu'il était préférable que cette naissance ne se passe pas "comme prévu" ?

PISCINE

En relisant "ma prose" 1 mois plus tard, je décide de ne rien enlever finalement. J’espère que ça ne fera pas "peur" aux futures mamans ; je me souviens avoir rencontré ce sentiment lorsque je lisais des récits qui évoquait la douleur. J’ai envie de dire à celles qui en ont peur, que la douleur d’un accouchement "naturel" n’a rien de comparable avec toute autre douleur (et je sais de quoi de parle, parole de cheville cassée !). On sait qu’elle va arriver, qu’elle va durer un certain temps, mais surtout on sait que plus elle s’intensifie et plus on se rapproche de ce moment magique qu’est la rencontre avec notre bébé. Le nombre d’heures passées à souffrir m’effrayait également. Mais pour avoir vécu un "travail" de 12h au total, vraiment douloureux pendant 6h, je peux affirmer qu’on ne voit vraiment pas le temps passer. Je dirais presque que tout ça s’est passé assez vite. L’important est de rester dans le moment présent, et de ne pas chercher à anticiper ce qui va suivre. Je terminerais en disant que chaque accouchement est unique, tout comme chaque femme et chaque grossesse le sont. Voici donc le mien, ce qui ne laissera préjuger en rien du vôtre…

La_naissance_de_Margaux

margaux_nais