Dernier volet médical qui vient clore la vie de la femme (ex) enceinte : la rééducation périnéale. Je suis sur le point de la terminer, alors il serait temps que j'en touche un mot tout de même.

En juillet, quelques semaines après l'accouchement, j'ai eu un RDV chez ma sage-femme pour faire l'état des lieux. On a convenu qu'on commencerait fin août. Au retour des vacances, j'ai donc découvert ces séances qui ne durent pas plus de 15 mn, et où tout se concentre autour de cette zone de mon corps qu'on avait somme toute bien laissée tranquille pendant toute la grossesse ou presque.

Au bout de 4 fois, j'ai laissé tomber. Prévoir 45 mn de trajet, poireauter dans la salle d'attente pour passer 15 mn coincée sur la table d'examen à contracter-relâcher-contracter-relâcher autour de la sonde ou des doigts de la sage-femme, ça n'avait rien de bien passionnant. Surtout quand pendant ce temps, j'entendais ma puce pleurer parce qu'elle avait lâché son jouet et que personne ne se bougeait pour le lui rendre (ben non, la sage-femme était beaucoup trop occupée à ranger ses dossiers... :-/).

J'ai donc laissé tomber la rééducation "classique" pour me dépêcher d'appeler une autre personne, qui enrichi sa pratique avec l'eutonie. Et c'est bien plus intéressant ! Le mot EUTONIE (du grec eu = bien, harmonie, juste, et tonos = tonus = tension) a été créé en 1957 pour traduire l'idée d'une tonicité harmonieusement équilibrée et en adaptation constante, en rapport juste avec la situation ou l'action à vivre. Au lieu de durer 15 mn les séances durent 1 heure, et se déroulent en groupe, sous la direction du sage-femme (puisqu'en l'occurrence c'est un homme) qui nous indique et nous explique les exercices de travail corporel à effectuer. Ce n'est donc pas juste avec le périnée que l'on travaille, mais tout le corps.

Nous avons commencé par prendre conscience de l'étendue de la zone périnéale, de ses connexions avec l'ensemble du corps, des diverses façons dont elle se mobilise en fonction des mouvements que l'on effectue au quotidien, des mauvaises habitudes que l'on a tous et qui mettent beaucoup de pression sur les organes, bref, tout un tas de choses passionnantes et somme toute intéressantes pour tout le monde, et pas que pour les jeunes mamans. Et plusieurs fois nous sommes parties avec des "devoirs" à faire à la maison, parce que ce n'est pas avec 1h par semaine qu'on peut avoir un résultat.

Je crois qu'il nous reste 2 ou 3 séances, où l'on va enfin aborder la partie abdominaux (et y'en a besoin !), et mine de rien ces moments vont me manquer. Surtout maintenant que Margaux est mobile, elle est beaucoup plus autonome et j'arrive presque à faire toute l'heure sans avoir à m'occuper d'elle. Le défi maintenant va être de continuer les exercices à la maison, parce que je sens bien que je n'ai pas retrouvé une tonicité suffisante pour tousser sans avoir à serrer les genoux (petit truc au passage pour celles qui en ont besoin : c'est beaucoup plus efficace de serrer les genoux avec les pieds écartés - en faisant du chasse neige en gros - que de croiser les jambes).