Parce que la forme était différente, que le ton était moins dogmatique, cette émission des Maternelles m'a moins fait bondir que la précédente. Il n'empêche... On en ressort avec l'étrange sensation que si notre enfant ne dort pas, c'est parce qu'il y a quelque chose qui cloche dans notre relation à lui (j'ai au moins apprécié que ce soit dit sans culpabilisation aucune, pour une fois ça change), et que la seule solution est de poser des limites fermes et de le laisser pleurer en intervenant au minimum.

A aucun moment dans l'émission, on ne s'est posé la question de ce que pouvait ressentir l'enfant dans cette affaire. Seul le point de vue du parent a été abordé, en insistant sur le fait qu'il ne fallait pas attendre d'être au bout du rouleau pour agir. Je comprends le discours, le manque de sommeil est une véritable torture, et tout le monde n'est pas aussi borné que moi pour persister et tenir bon dans la voie choisie.

Mais ça me laisse un goût amer, l'impression qu'il n'y a pas de "voie du milieu" pour résoudre le problème en douceur. J'ai pourtant lu le livre d'Elizabeth Pantley, mais je n'en ressors pas moins emplie de doutes... comme à chaque fois que je reçois de l'info sur ce sujet.

Je ressors quand même de l'émission un conseil judicieux, à l'attention des parents de petits bébés (pour notre cas, c'est trop tard...) : ménager des moments dans la journée où on s'éloigne de bébé, où on le laisse jouer seul pendant qu'on est à la cuisine / on lit un bouquin / on blogue un coup, et on revient avant qu'il ne nous appelle. On apprend ainsi (le bébé tout comme le parent), petit à petit, à se séparer en douceur et sans créer de souffrance chez les protagonistes.

Voilà, toujours pas de solution miracle, donc.

Et concernant notre quotidien en ce moment, dison que je ferai un bilan dans 1 ou 2 semaines, quand j'aurai un peu plus de recul sur les derniers évènements.