C'était le thème de la Grande discussion des Maternelles de mardi. j'vous ai fait peur, hein ? ;-)

Sur le plateau, 3 mamans qui expliquent le contexte de leur choix. Je ne sais pas si elles sont représentatives des "mamans biberon", mais j'ai trouvé que de leur histoire ressortaient surtout de la peur et des souffrances qui n'ont pas été écoutées, ou en tout cas pas autrement que par la proposition d'une solution "pansement", à savoir le bib'.

J'ai écouté avec beaucoup d'intérêt l'intervention de Nathalie Lebreton, qui compare les mamans allaitantes avec les mamans au foyer, sur le plan de la "disponibilité" : "bien sûr qu'il y a des mamans très heureuses d'être au foyer, mais il y a des femmes qui donnent tout ce temps, qui font tout bien comme doit faire la mère parfaite, mais qui au bout du compte vous disent "mais non, je ne suis pas heureuse au foyer", et elles ne sont pas heureuses non plus de donner tout ce temps-là à leurs enfants".

Ma première réaction a été de me dire "mais non, c'est pas pareil". Et puis à y réfléchir, si, je crois bien qu'elle a raison. Si j'étais si mal pendant mon congé parental, et que je me suis sentie beaucoup mieux dans mes baskets de maman en reprenant le boulot, c'est sans doute à cause de souffrances non-entendues, peut-être même non-exprimées.

Je ne dis pas que toutes les mamans devraient allaiter et rester à la maison (même si je persiste à penser que l'allaitement devrait être la norme culturelle). Mais je crois que sous couvert de "respecter les choix individuels", on ne sait plus se poser et écouter les futures et jeunes mamans, dans leurs doutes, leurs peurs, les inquiétudes, dans leur histoire tout simplement. Alors bien sûr, cela demanderait beaucoup plus de temps, de moyens, de ressources, etc. Mais mon petit côté utopiste me fait dire que si l'on faisait davantage d'efforts pour se mettre à l'écoute de l'autre, vivre dans notre société serait sans doute quelque chose de beaucoup plus doux.