De la petite graine aux premiers pas

Le blog d'un couple lyonnais à la découverte de la parentalité.

01 juillet 2008

Récit de naissance

Voilà le récit des 24h qui ont entouré la naissance de Margaux. C’est long (5 pages !), j’ai voulu noter tout ce dont je me souvenais avant que ça ne devienne un lointain souvenir ; j’avais déjà l’impression d’avoir oublié tout un tas de choses à peine 10 jours plus tard.

En résumé, j'ai donc accouché dans l'eau, à la clinique et non à la maison comme prévu, à cause du dépassement de terme. Tout s'est bien passé, au point que je n'ai eu aucune déchirure ni éraillure, après 12h de travail, mais seulement 6h de douleur réelle. Je ne regrette pas d'avoir "raté" l'AAD (comme on rate le bus), finalement je me demande si j'en aurais été capable... ne serait-ce qu'à cause de ces cris que je me suis autorisée à émettre à la clinique, que je n'aurais peut-être pas osés à cause des voisins... Et puis j'ai l'impression que l'haptonomie ne m'a pas servie, j'avoue regretter un peu cette préparation qui a été pour moi plus un accompagnement de la grossesse qu'une réelle préparation à l'accouchement ; en fait je ne me sentais pas bien préparée, peut-être était-ce la raison de ces multiples rebondissements les 2 dernières semaines de mai, peut-être mon bébé savait-il mieux que moi qu'il était préférable que cette naissance ne se passe pas "comme prévu" ?

PISCINE

En relisant "ma prose" 1 mois plus tard, je décide de ne rien enlever finalement. J’espère que ça ne fera pas "peur" aux futures mamans ; je me souviens avoir rencontré ce sentiment lorsque je lisais des récits qui évoquait la douleur. J’ai envie de dire à celles qui en ont peur, que la douleur d’un accouchement "naturel" n’a rien de comparable avec toute autre douleur (et je sais de quoi de parle, parole de cheville cassée !). On sait qu’elle va arriver, qu’elle va durer un certain temps, mais surtout on sait que plus elle s’intensifie et plus on se rapproche de ce moment magique qu’est la rencontre avec notre bébé. Le nombre d’heures passées à souffrir m’effrayait également. Mais pour avoir vécu un "travail" de 12h au total, vraiment douloureux pendant 6h, je peux affirmer qu’on ne voit vraiment pas le temps passer. Je dirais presque que tout ça s’est passé assez vite. L’important est de rester dans le moment présent, et de ne pas chercher à anticiper ce qui va suivre. Je terminerais en disant que chaque accouchement est unique, tout comme chaque femme et chaque grossesse le sont. Voici donc le mien, ce qui ne laissera préjuger en rien du vôtre…

La_naissance_de_Margaux

margaux_nais

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24 juin 2008

Les suites de couches

Après la théorie, la pratique, enfin pour mon cas personnel, à J+23.

Le lendemain de l'accouchement, j'avais l'impression d'être passée sous un camion (ou un train, c'est comme vous voulez). Si j'ai échappé aux douleurs "dans les chairs" (mon périnée étant ressorti intact de l'épreuve), j'en ai eu des pas mal au niveau articulaire. J'avais lu quelques jours auparavant un excellent livre sur les suites de couches (où on apprend notamment que durant les 3 premières semaines il faudrait passer plus de temps allongée que debout pour éviter les descentes d'organes), et j'ai pleinement ressenti ce qui y était décrit. J'aurais d'ailleurs grandement apprécié qu'on me fasse les manoeuvres décrites dans le bouquin pour refermer le bassin (je l'ai bien suggéré à la sage-femme après l'accouchement mais elle a refusé, dommage ce n'était pas si sorcier que ça). En gros, je sentais mon bassin comme désarticulé, élargi, sensation très bizarre qui impose la prudence à chaque mouvement. Pour pallier à ça, j'ai beaucoup utilisé une ceinture spéciale de maintien du bassin lorsque j'étais debout (lors des épisodes de change/bain du bébé, ou des premières sorties), pendant 2 bonnes semaines (merci Aurélie pour le prêt !!).
J'ai eu aussi d'énoooormes courbatures dans tout le dos pendant 3 jours (genre j'ai déménagé tout l'appart' à moi toute seule), signe de l'importance de l'effort que j'ai fourni pour pondre ma coccinelle.

Toujours au rayon douleurs, les fameuses tranchées, c'est à dire les douleurs engendrées par les contractions de l'utérus afin qu'il retrouve sa taille normale. C'est comme des bonnes grosses douleurs de règles, similaire aussi aux premières contractions douloureuses de l'accouchement. Ça n'a pas duré plus de 3-4 jours, mais c'était franchement pénible, surtout qu'elles sont renforcées par l'allaitement, alors ça gâche un peu le plaisir (d'autant plus qu'à la même période les mamelons sont hyper sensibles, bref, c'est "que du bonheur"...).

Les saignements ont duré 15 jours, avec une première semaine assez abondante. J'étais bien contente d'avoir acheté des protections pour énurésiques, qui m'ont permise d'être en confiance même au milieu de la nuit lorsqu'il me fallait me contortionner pour allaiter. Et puis le périnée n'étant vraiment plus ce qu'il était... bref, je vous laisse imaginer ce qui arrive quand vous remarquez qu'en plein changement de la couche de bébé vous aimeriez bien vous retrouver rapidement au "petit coin".

D'ailleurs, à ce sujet, je suis bluffée de la "nouvelle" capacité de stockage de ma vessie ! J'avais oublié !!

Côté ligne, j'ai retrouvé mon poids initial d'avant grossesse. Je sais, ça énerve... ;-p Surtout que je mange comme 4 en ce moment, sans doute à cause de l'allaitement et des heures passées à porter/bercer bébé. J'ai encore un peu "de ventre", mais il paraît que ce n'est rien par rapport à d'autres. Moi, je n'ai pas de point de comparaison, mais c'est vrai que j'en ai beaucoup perdu depuis le lendemain de l'accouchement (disons que mes pantalons taille haute me serrent un peu à l'heure actuelle). Mais je sens que tout n'est pas encore vraiment en place, mon nombril a une drôle de tronche, et ça reste douloureux quand j'éternue, surtout quand Margaux se débat et me laboure le ventre à coups de pied (quelle force ça peut avoir, cette petite chose !). J'essaie autant que possible de ne pas solliciter mes abdos, mais c'est franchement difficile, surtout lors des séances d'allaitement nocturnes.

Et enfin côté énergie : les 2 premières semaines, j'étais une véritable larve. Heureusement Bousier a assuré le quotidien à 100% la 1ère semaine. J'ai rapidement ressenti des regains d'énergie, mais cela durait vraiment peu de temps. Une minuscule sortie, un petit coup de tâches ménagères, et j'étais bonne pour me reposer le reste de la journée. A présent, ma fatigue résiduelle est surtout due au manque de sommeil (je commence à en avoir un poil marre des nuits en super pointillé, j'espère que ça va s'améliorer dans pas trop longtemps). J'ai besoin de faire des siestes dans la journée, sinon je pète un cable trèèèès facilement. Car si la fragilité psychologique s'estompe, elle n'est tout de même pas très loin. C'est qu'il s'en passe des choses dans ma caboche, et j'ai à peine le temps de m'en rendre compte !

Ultime petit détail, je pers mes cheveux pas poignées ! J'ai intérêt à les attacher au saut du lit, sinon je suis certaine d'en retrouver dans les mains de ma fille, et... bon, c'est un peu tôt pour la diversification (et puis je me bats déjà contre les poils de chat) ! Pour l'avoir lu chez d'autres jeunes mamans, je sais que c'est normal, mais c'est impressionnant quand même. Heureusement que j'ai une sacré tignasse, je ne suis pas prête de devenir chauve !

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06 juin 2008

Le séjour en clinique

J'ai dû arriver dans ma chambre vers 2 ou 3 h du matin. Une chambre seule (ouf), mais absolument minuscule. Bousier est parti vers 3h30 en laissant toutes les affaires en plan par terre, ce qui a bien embêté la dame qui m'a apporté le petit déjeuner à 7h. Avant ça, j'ai eu droit à la prise de température à 6h, et à la livraison d'une pochette cadeaux et d'un paquet de couches entre les 2.

Le défilé a continué avec (dans le désordre) :
- la sage-femme de suite de couches qui a tout de suite été déçue de ne pas avoir à me faire d'autres soins que de retirer le catlon posé pendant l'accouchement. Ben oui, même pas une éraillure, alors forcément, j'étais pas une bonne cliente pour elle. Elle m'a enlevée Margaux des bras pour pouvoir me retirer le catlon, et a commencé à me dire que c'était normal qu'un bébé pleure pour s'exprimer. Je veux bien, mais de là à provoquer délibérément les pleurs, il y a de la marge, non ? Elle m'a ensuite expliqué que si bébé tirait la langue, c'était pour se débarrasser de ses glaires, et pas pour demander à téter... Mais bien sûr..., alors pourquoi elle pleure si je ne réponds pas à cet appel qu'elle fait toujours 4j après ?? Elle a dû repasser au moins 2 fois dans la chambre dans la matinée, dont une pour tirer sur ma chemise de nuit sans me prévenir, je suppose pour vérifier que j'avais bien le matériel adéquat pour allaiter ma fille. J'ai eu l'impression d'être un cheval dont on vérifie l'état des dents avant une vente aux enchères...
- l'officier d'état civil, qui a dû rester 1 mn 30 grand maximum (il devait avoir du boulot je suppose, à devoir traiter toutes les naissances du week-end)
- la photographe, que j'ai viré au bout de 5 photos et 2 changements de position qui ont fait hurler Margaux. J'aurais dû me douter qu'avec moins de 12h de vie elle serait fortement dérangée par une telle solicitation. Et je me suis dit intérieurement "ça y est, j'ai fait ma première bourde de maman"...
- le déjeuner et le café
- la visite chez le pédiatre, qui vaut son pesant de cacahouètes... Une puéricultrice est venue chercher Margaux en me demandant de la retrouver devant le bureau du pédiatre. Le temps que je me lève (ouille ouille, j'avais l'impression d'être passée sous un train), que je réponde à la dame qui me proposait une boisson pour le goûter, elle avait disparu et j'ai mis quelques minutes à trouver mon chemin. Là, je me retrouve à attendre dans le couloir derrière une porte vitrée, en entendant ma fille hurler à la mort sans voir ce qu'on pouvait bien lui faire... Quand j'ai demandé à entrer, on me l'a explicitement interdit en me disant... qu'il y avait plein de caca ! (ben oui, elle n'avait pas été changée depuis l'accouchement, alors forcément, 12h plus tard...) C'est déjà pas facile d'entendre son bébé pleurer, mais quand c'est la première fois et aussi fort, et qu'on ne sait pas pourquoi, et bien on n'en mène pas large ! On m'a ensuite laissée rentrer, le pédiatre l'a manipulée dans tous les sens (impressionnant la manoeuvre sur les hanches...), la mesurée, m'a demandé si j'avais des questions (ben... non), et hop, emballé c'est pesé, allez la rhabiller dans la pièce d'à côté, pour la peser justement. Le bébé suivant était déjà entre les griffes d'une autre puer', avec un thermomètre dans les fesses. Et il pleurait à la mort, lui aussi... Brrrr, ce moment a été une vraie source de stress, à voir ces "consultations" se faire à la chaîne, sans aucune compassion pour les bébés terrorisés et les parents déboussolés. Sans compter que derrière, il nous fallait la rhabiller pour la première fois, hurlante de froid et de peur, pour qu'au stade du pyjama la puer' se rende compte qu'elle avait oublié de la peser... toute nue... et qu'il nous fallait recommencer !

Voilà, après tout ça, j'ai été bien contente de déguerpir et retrouver mon chez moi, pour faire tranquillement connaissance avec notre petite princesse... Malgré la nécessité de retourner voir le médecin le lendemain à cause d'un mauvais résultat d'examen (j'en parlerai dans un autre billet, maintenant tout va bien), je n'ai absolument aucun regret d'être partie aussi tôt !

Posté par petit_scarabee à 11:50 - La naissance de Margaux - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 juin 2008

Elle est là!

Voilà donc elle est arrivée... Notre petite coléo, notre petite coccinelle... qui pour l'Etat Civil se prénomme Margaux June.
Scara est fatiguée mais heureuse. Margaux est arrivée dimanche soir peut avant minuit, donc le 1er juin 2008 dans l'eau chaude d'une clinique en banlieue lyonnaise (vive la piscine : super expérience !). Elle pèse un petit peu plus de 3kg... Quant à moi je suis mort de fatigue et je vais récupérer un peu... mais je ne vous laisse pas sans une petite photo....

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A très bientôt pour plus de nouvelles...

Posté par Bousier à 04:21 - La naissance de Margaux - Commentaires [55] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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