07 octobre 2009
Jamais sans ma fille (ou presque)
Il a fallu choisir, entre les diverses solutions absolument pas idéales ni les unes ni les autres, celle qui semblait être la plus confortable pour tout le monde. Et voilà comment je suis partie pendant près de 31h (donc si vous comptez bien ça inclut une nuit...), sans mon mari, sans le chat, et (surtout) sans ma fille. Avec le doute jusqu'au bout, prête à changer d'avis lorsqu'elle s'est mise à pleurer en s'agrippant à moi au moment de partir. Mais comme Bousier ne voulait pas qu'on change les plans, on a pris le temps de se dire au revoir : encore une tétée, un câlin, un bisous. J'ai bien fait, plutôt que de m'enfuir en courant le ventre serré, je suis partie avec la vision de ma bichette dans les bras de son papa et me disant au revoir de la main avec un grand sourire.
Après une heure de route, j'arrive "au château", où je vais passer cette journée 1/2 à apprendre des tas de trucs intéressants sur l'allaitement. Tout le monde arrive petit à petit, on se dépêche de manger pour démarrer dans les temps (ouf, les organisatrices ont prévu large, on démarre avec 1h de retard sur le planning mais en fait s'pas grave). On enchaîne les ateliers, les pauses, le dîner, et je me retrouve entourée de pleins de bébés. Certains sont seuls avec leur maman et je me demande si j'ai fait le bon choix, ma pépète me manque un peu quand même. J'appréhende de savoir comment va se passer leur nuit là-bas, et en même temps de me réjouis de pouvoir dormir en pensant rien-qu'à-moi. J'ai accumulé de la fatigue mais je traîne à papoter, je n'aurais pas dû, je vais mettre plus d'une heure avant de m'endormir. Mais avant ça il faut faire une "vidange", histoire de s'assurer une nuit confortable : le bib' du tire-lait et trop petit, je récupère 150ml sans forcer ! (mais que vais-je faire de tout ça alors qu'elle ne veut plus en boire chez la nounou ?).
La nuit se passe... pas trop mal. J'ai le sommeil tout détraqué et le moindre bruit me réveille. Heureusement le bébé qui dort avec sa maman dans notre chambre est des plus discrets (la veinarde me dis-je). D'autres n'ont pas cette chance à l'autre bout du couloir. J'attends l'heure du petit-dèj' pour me lever (trop habituée aux réveils matinaux, scrogneugneu), et re-séance de tire-lait avant le redémarrage des festivités. De nouveaux 150ml (!), cette fois c'est sûr, on va avoir droit à une soirée crêpes dans la semaine. La journée passe vite, mais je sens la fatigue me tomber dessus. Le dernier atelier demande de la concentration et fini en retard, alors que j'ai hâte de retrouver les miens.
Quand j'arrive à la maison, c'est la fête, et les spaghettis entamés attendront après la tétée (pas à ma demande, mais ça m'arrange bien quand même).
Et la question que tout le monde se pose : comment Margaux a-t-elle dormi ?
Réponse : comme d'habitude. Elle s'est autant réveillée qu'avec moi. Bousier a assuré et a su la rendormir avec facilité (elle n'a même pas voulu mon lait de tout le WE). Donc RAS.
Je suis rassurée. Et donc doublement contente de mon WE, où j'ai pu discuter avec des allaitantes au long cours, apprendre des trucs passionnants, et bien profiter de ce changement d'air. :-)
01 octobre 2009
Maman, fais-moi confiance !
...Voilà en pratique ce qu'essaie de me dire ma fille depuis une semaine, en 2 leçons.
Leçon N°1 : ça fait 2 goûters où elle refuse de boire son lait (maternel) chez la nounou. Et lorsque la nounou lui a demandé si elle buvait son lait, elle a répondu un "non" franc, clair et massif. Bref, pas d'hésitation sur ce coup, elle n'a plus besoin que je tire du lait pour elle chaque jour. Donc en gros elle me dit qu'elle s'en sort très bien sans moi, et que les succédanés ne servent à rien pour remplacer mon absence (dont elle souffre un peu quand même, il suffit de la voir quand on se retrouve le soir)
Leçon N°2 : depuis 2 nuits c'est juste l'enfer, elle n'arrête pas de se réveiller et ne se rendort pas sans téter (je doute d'ailleurs qu'elle boive grand chose au bout de 3 tétées en 1h, m'enfin bref...). Comme elle traîne un rhume depuis 3 semaines, j'ai enfin pris RDV chez le médecin, et verdict ce matin (après une véritable séance de torture pour réussir à regarder ses oreilles et sa gorge, gloups) : gorge pleine de glaires et toute rouge. Ceci explique cela.
Il serait temps que je m'incruste dans le crâne (oui, au moins !) que si elle se réveille, si elle me colle, si elle je-ne-sais-quoi, c'est parce qu'elle a juste une bonne raison de le faire, même si ça n'est pas évident pour moi.
margaux 1 - maman 0.
Et quand je vois que glouglou amène par ici des gens qui se demandent à quel âge commencent les premiers caprices, je trouve que ce billet tombe à pic... !
28 septembre 2009
Mais comment fait-elle ?
Beaucoup se demandent comment on arrive à tenir quand on travaille alors qu'on a un bébé qui se réveille 3 à 8 fois pas nuit pour téter - notez que moi même je me posais la question il y a encore un mois. Voici donc ce qui me sauve :
- le cododo : plus bébé est proche, plus les réveils sont brefs, moins c'est pénible et fatiguant. Chez nous, Margaux dort dans son lit à barreaux dont une des parois à été enlevée, se dernier étant collé au nôtre au même niveau.
- l'allaitement : of course, qui non-seulement permet de rendormir bébé au moindre effort, mais génère aussi un cocktail d'hormones qui aide à se rendormir rapidement et surtout à récupérer plus facilement.
- allaiter couchée : pour ne pas se réveiller vraiment comme on le ferait en se relevant dans le lit (ce que j'ai fait pendant plus de 6 ou 8 mois...), voire même se rendormir en cours de route.
- se coucher tôt : pour moi c'est 22h dernier carat, et les premiers temps de la reprise je me couchais même à 21h, comme jusqu'au printemps dernier.
- bosser à 80% : clairement, lorsqu'arrive le jeudi, je suis sur les rotules. Ça aide vraiment de ne pas avoir à mettre de réveil pour 6h45 le vendredi (même si la miss s'est justement réveillée à 6h ces 3 derniers jours alors que je rêvais de grasse mat', VDM...), et 3 jours pour faire la sieste et récupérer des 4 précédents, il (me) faut tout ça.
Et l'un dans l'autre, je me sens moins épuisée que lorsque j'étais à la maison à 100% ; ou plutôt, disons que la fatigue n'est plus que physique, et la nerveuse, celle qui fait péter un câble pour un rien, a disparu. Même si certaines choses du quotidien m'agacent facilement, parce qu'on n'a pas encore bien trouvé notre vitesse de croisière, les rapports avec Margaux sont plus légers, et ça c'est chouette !
21 septembre 2009
Et de 5 !
La semaine dernière, Margaux a percé une... 5e dent ! Oh évènement exceptionnel puisqu'on n'en avait pas entendu parler depuis le printemps. La bonne nouvelle, c'est qu'elle est sortie sans douleur, à peine une mini-fièvre de 37°7 (selon le cahier de la nounou, si c'était arrivé un WE je ne m'en serais même pas aperçue, mère indigne que je suis...), alors que les 4 précédentes avaient donné une matinée de hurlements et imposé quelques doses de paracétamol. Mais là, Margaux s'est contentée de mâchouiller un peu plus ce qui lui passait entre les mains, et c'est en fait la nounou qui m'a alertée sur l'arrivée imminente de la quenotte. On s'en sort juste avec un petit rhume persistant... et quelques marques de morsures dans mon dos ! Je peux vous dire que ça surprend, lorsqu'en pleine discussion avec mon vendeur de légumes je me suis fait niaquer entre les omoplates ! Pourvu que ça ne dure pas... !
17 septembre 2009
Mode survie "on"
Prise de conscience ce matin : je ne peux pas continuer comme ça, ou ça va péter dans pas longtemps... Je me laisse submerger par tout, je reste convaincue que je peux encore tout faire, et je n'arrive pas à installer une organisation confortable et compatible avec notre changement de rythme. Résultat, c'est Margaux qui "trinque" parce que je n'arrive plus à me mettre à son écoute et que je la trimballe plus que je ne l'accompagne.
En écrivant ça, je me dis que c'est peut-être bien là la raison de ses nuits archi-pourries. Autant les premiers jours chez Nounou je ne m'attendais pas à autre chose, mais là, je commence (-çais) à avoir du mal à comprendre. Les journées chez Nounou se passent super-nickel-chrome (même les siestes !), et le soir à la maison ça va de mieux en mieux (en grande partie grâce à une amie qui nous a conseillées en fleurs de Bach), hormis les fins de repas qui sont souvent conjointes avec une grosse envie d'aller faire dodo. Depuis quelques jours, Margaux est en effet vraiment fatiguée, et se couche bien 30mn voire 1h plus tôt qu'avant. Et pourtant, elle a beau être crevée, elle dort super mal (quand elle dort 2h d'affilées je suis contente), et se réveille super tôt quand même (6h ce matin... alors que le réveil sonne à 6h45...).
Je me rends compte que je ne suis pas venue parler ici de ces dernières semaines. La première semaine de boulot, c'est moi qui amenais Margaux chez la nounou, et la séparation était quelque peu difficile pour elle. Le retour à la maison était catastrophique, complètement à fleur de peau elle éclatait en larmes pour un rien, tout tournait au drame. Grâce aux fleurs de Bach, ça s'est amélioré en quelques jours, elle partait moins en vrille pour tout, même si elle restait super scotch avec moi (genre je devais la poser sur le plan de travail pour préparer le dîner, par terre c'était déjà trop loin... pratique, hein ?).
La deuxième semaine, c'est Bousier qui s'est collé au trajet du matin du lundi au jeudi. Le soir, c'était le débordement d'émotions lorsqu'elle me voyait arriver le soir, parfois même dès qu'elle entendait la sonnette. Dès qu'elle me voyait, c'était... téteeer !!!! Et il lui fallait encore une grooosse tétée à la maison (et c'est toujours d'actualité d'ailleurs). Lorsque c'est moi qui l'ai emmenée le vendredi, j'appréhendais un peu le départ, et à ma grande surprise, quand je lui ai dit que j'allais y aller, elle m'a fait au revoir de la main, genre "ouais ouais, allez laisse moi aller jouer"... Wouahou !
Et cette semaine, départ le matin en 5mn, à peine le temps d'enlever la veste et de récupérer le doudou dans le sac à langer (ah ça, elle le dit super bien, "doudou" !). Et le soir, elle est très excitée quand elle me voit arriver, et se précipite vers le petit placard de l'entrée pour récupérer son doudou, histoire d'être sûre de ne pas l'oublier et de signifier que ça y est, la journée est finie et qu'on y va (d'ailleurs elle n'aime pas trop quand je traîne à discuter avec la nounou).
Bref, les journées chez Nounou se passent à merveille, lundi il y avait matinée au relais, mardi contes à la bibliothèque, mercredi marché, ça ne chôme pas pendant que maman est au boulot ! Je suis toujours aussi confiante, et très contente de cette nounou qui est une vraie perle.
Mais... j'ai de mon côté aussi du mal à m'adapter à ce nouveau rythme, j'ai l'impression d'être revenue "comme avant". J'ai en fait tellement confiance en la nounou que j'en suis presque à penser que ma fille est mieux avec elle qu'avec moi... Surtout que nos moments ensemble sont souvent imprégnés d'une certaine tension, à cause du temps qui passe trop vite. C'est la course le matin pour nous préparer toutes les 2, la course le soir pour ranger les affaires et préparer le repas quand Bousier n'est pas là, et la puce qui demande en même temps (à raison !) de l'attention de qualité, pas facile facile d'y arriver tout en restant zen (surtout quand j'essaie de caser au milieu de tout ça un peu de couture sans pour autant me coucher à point d'heure, hum hum).
Bref, il faut que moi aussi je trouve mes marques, en fait ! Je pensais qu'en ayant mon vendredi de libre, j'aurais tout plein de temps pour tout faire pendant les 7h où Margaux allait chez sa nounou, mais en fait non, 7h ça passe super trop vite... Sans doute que lorsque j'aurais réussi à tout concilier, tout ça se déroulera avec plus de fluidité. En attendant, je suis preneuse de conseils avisés ;-)
01 septembre 2009
Hier...
... je me suis levée aux aurores, pas question cette fois de laisser traîner la tétée pendant 1/2 heures. D'ailleurs Bousier et moi sommes sortis du lit en catimini pour ne pas réveiller la puce qui s'était rendormie quelques minutes auparavant. Dans les temps sur mon planning, je suis arrivée à 8h10 chez la nounou, et j'ai pu repartir à peine 5 mn plus tard. Une seule mini-protestationmini-protestation, j'avais bien expliqué à Margaux que lorsqu'on est chez Nounou, Maman ne peut pas rester. Et puis elle était super contente de retrouver ses 2 copines qui étaient déjà là.
Au boulot, j'ai commencé par avoir la tête comme une citrouille, le temps de redécouvrir les outils du quotidien. Et puis les réflexes sont revenus à une vitesse hallucinante. Le PC c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas. Même mes doigts se sont mis à faire les raccourcis clavier tous seuls ! La journée a filé à une vitesse incroyable, je suis même partie 10 mn en retard sur ce que j'avais prévu. Bizarre, cette sensation étrange d'être nouvelle, mais en fait pas vraiment. Je connais déjà presque tout, et pourtant j'ai cet enthousiasme et cette fraîcheur d'à mes débuts dans le poste il y a 4 ans. Espérons que ça dure ! Une chose est sûre, je ne suis plus la même qu'il y a 18 mois en arrière... Mais au fond de moi, pas de tristesse, pas de déchirement de savoir ma "fifille" loin de moi. Je sais qu'elle s'éclate de son côté, et moi j'apprécie le changement. Peut-être juste un peu de culpabilité par rapport au fait d'"imposer" ça à Margaux et au chamboulement émotionnel que ça provoque chez elle.
La journée chez Nounou s'est très bien passée. La soirée un peu moins, Margaux est toujours hypersensible et à fleur de peau, tout la fait démarrer au quart de tour et partir en larmes. Espérons que ça, ça ne dure pas. Tout comme les nuits d'ailleurs...
Ce matin, elle a dormi jusqu'à 7h45, oh petit miracle (mais je n'ai pas compté les multiples réveils...). Heureusement je n'ai pas eu à la réveiller, c'est Bousier qui "livrait le colis" aujourd'hui. On verra si ça va mieux ce soir.
Et côté "lait", j'ai décidé de tirer mon lait une fois entre midi et 2. J'ai la chance d'avoir accès à l'infirmerie pour y être tranquille, et à un frigo pour stocker le temps de l'après-midi. Je confie le lait tiré à la nounou, qui le donne à Margaux le lendemain au goûter. On aurait pu s'en passer, à 15 mois l'alimentation solide et les tétées du matin et du soir (et de la nuit...) sont largement suffisantes. Mais je le fais histoire de ne pas risquer de fuites, et surtout par plaisir, pour avoir un petit moment à moi pendant lequel je pense à autre chose. Comme une petite parenthèse qui me relie à mon bébé (argh, rien que d'écrire ces lignes et voilà que j'ai une montée de lait, la barbe !). Et puis ça m'évite de flipper inutilement pour ma lactation, et j'espère que ça retardera ainsi le retour de couches que j'espère voir débarquer... le plus tard possible !
Bref, pour l'instant ça ne va pas trop mal, suite au prochain numéro !
30 août 2009
THE période d'adaptation
Semaine 1.
Première semaine d'adaptation chez la nounou, en rentrant de vacances. Alors que jusque là j'étais confiante, le dimanche soir, je m'effondre dans les bras de Bousier : "j'veux pas aller chez la nounououououou...!" Définitivement, je n'avais pas envie de laisser mon bébé.
Mais bon, il fallait bien y aller, alors lundi matin on y est allées. Accueil chaleureux et tranquille. Alors qu'avant les vacances on avait passé plusieurs moment au parc avec la nounou (ça c'est une super façon de faire connaissance et de voir comment la personne travaille, ça met vraiment en confiance !), Margaux ne se souvenait plus d'elle, et n'osait pas rentrer dans le salon. Alors la nounou a fait parler son index pour inviter Margaux à jouer avec elle et les 2 autres petites filles. J'ai trouvé ça super, qu'elle attende que la puce vienne d'elle-même, d'autres l'auraient sans doute plus ou moins forcée en voyant qu'elle se contentait de faire un simple "non non" tout doux. Au bout d'un moment, j'ai demandé si je devais m'éclipser, et là, la nounou m'a dit que le premier jour je n'étais pas obligée. Alors je suis restée la matinée, en retrait, on est allées au parc toutes ensemble, Margaux dans la poussette de la nounou, et c'était génial. Un passage de relais tout en douceur comme je n'aurais jamais pu en rêver.
Et c'est comme ça que le deuxième jour, après être restée 30mn pour que Margaux prenne ses marques, la miss m'a fait un joli au revoir de la main quand je suis partie pour faire une course (je suis allée me changer les idées dans un magasin de tissu, 'fallait bien ça pour ne pas me changer les idées !). C'est ainsi que je l'ai laissée 1h30, puis 2, puis 3. Le vendredi, comme Bousier ne travaillait pas, on s'est dit qu'on allait en profiter un peu et Margaux est allée chez la nounou pour le duo déjeuner-sieste (et nous on s'est fait un super resto en amoureux). A 15h je reçois un SMS "Margaux est réveillée", 15mn plus tard j'étais sur place (j'ai pédalé vite !). Et là j'apprends que la nounou n'a même pas essayé de la mettre dans son lit, elle l'a endormie dans les bras et la laissée dormir sur le canapé à côté d'elle !! Jamais je ne lui en aurais demandé autant ! Quand je vous disais que j'avais trouvé une nounou en or... nan, en fait elle est en platine !
Bref, tout se déroule pour le mieux, les retrouvailles se passent dans la joie, et je profite de ces petits espaces de liberté sans culpabilité (ou plutôt je culpabilise de la laisser sans culpabiliser... je sais, c'est débile), et je me dis que si j'avais su, peut-être que j'aurais cherché plus tôt une solution de garde. Oui, enfin non en fait, avant je n'étais pas prête, et Margaux non plus je pense. Et le fait que la séparation coïncide avec l'acquisition de la marche est très symbolique, comme si de toute façon elle allait m'échapper en quelque sorte.
Semaine 2.
Passe le week-end où le sommeil de Margaux se dégrade, elle se réveille davantage et en pleurant, a du mal à se rendormir après la tétée, et devient super scotch la journée.
Lundi je l'amène pour la matinée (à peine 3h, juste le temps de faire du ménage tranquille), et la séparation est déchirante. Elle s'agrippe à moi, je veux pas rester dans les bras de la nounou, c'est dur. Mais une fois la porte fermée elle se sera calmée rapidement. Le lendemain, même scénario, pire même. Je ne sais pas si je dois rester plus longtemps pour qu'elle prenne ses marques, peut-être que je pars un peu trop vite (au début je restais 30mn, là une dizaine). D'après la nounou c'est normal qu'elle proteste. Mais ça me déchire de voir son regard à ce moment là, j'aimerais rester plus longtemps, qu'elle prenne le temps de prendre confiance ; et en même temps je sens bien que ce n'est que reculer pour mieux sauter, que ça ne l'aide peut-être pas, si ça se trouve. Le vendredi, après avoir joué 2mn avec elle, je lui dis que je vais partir, et elle m'ignore en tournant la tête, comme si le fait de faire semblant de ne pas m'écouter pouvait annuler la parole dite. Au moment où la nounou la prend dans ses bras pour me raccompagner, elle se met à pleurer, se débattre, me tendre les bras... Je résiste à l'envie de la récupérer, je lui fais un gros bisous en lui disant que je sais que c'est difficile pour elle, et que je sais aussi que ça va aller mieux très vite.
Car effectivement, une fois la porte fermée, elle se console très vite avec une petite chanson, et le reste de la journée se passe comme sur des roulettes. Pour la 2e sieste elle s'endormira même dans son lit avec juste une berceuse, et dormira 2h d'affilée (ce qu'elle a beaucoup de mal à faire à la maison). Et quand je viens la récupérer, c'est limite si parfois je ne la dérange pas, je vois qu'elle se trouve vraiment bien là-bas (bon, au bout de 2mn, c'est quand même un grand "têteeeeer !!" qu'on entend, hein, quand même !).
Arf, c'est dur pour moi de voir que c'est si dur pour elle. Depuis, le sommeil est super pourri, et je puise en moi toutes mes ressources de patience pour répondre à ses demandes. Je sais qu'elle a besoin d'être rassurée ++++, que c'est un cap très difficile à passer pour elle, et que surtout je ne peux pas le vivre à sa place pour soulager sa peine. Je ne peux que l'accompagner, la rassurer comme je peux quand on est ensemble, mais c'est parfois un vrai casse-tête quand elle refuse que je la pose par terre même un instant (genre pour mettre mes chaussures avant d'aller se promener, je n'ai que 2 bras !).
J'espère que tout ça ne va pas durer, même si c'est un passage obligé, que tout ça est très normal. La première semaine m'avait fait espérer une séparation sans souffrance... Cela aurait été trop facile... Si vous êtes passé(e) par là, je suis preneuse de conseils pour nous aider à traverser ça, merci !
Voilà pour l'adaptation chez la nounou. 2 semaines, quand on a le temps, c'est bien : on ne se retrouve pas avec la pression de laisser son enfant trop vite trop longtemps. Et puis ça permet à la maman de faire un peu des trucs pour elle avant de se retrouver définitivement happée par le boulot ;-).
19 août 2009
Cette fois c'est signé !
En avril, je pensais avoir trouvé la bonne nounou pour accueillir Margaux. Mais voilà qu'à son retour de vacances, en lui annonçant que je voulais travailler avec elle, elle me répond que finalement non, l'allergie aux PLV elle le sent pas, et puis les couches lavables non-plus, d'ailleurs. Blam ! Y'avait plus qu'à recommencer le parcours du combattant, récupérer une nouvelle liste à la PMI, enchaîner les RDV (qui commençaient sérieusement à perturber ma bichette), stresser à l'idée de ne jamais trouver quelqu'un qui convienne.... pffff.
Car dans mes solutions de secours, il me restait une nounou pas mal mais "trop gentille" (genre qui dit "oui oui" à tout mais on ne sait pas comment ça se passe en réalité), et une aux horaires hyper stricts et qui ne bossait ni mercredi ni vacances scolaires, ce qui m'obligeait à prier pour avoir une place en crèche en complément (sauf que pour en être sûre, il me fallait attendre... septembre, youpi la tranquillité d'esprit). Lorsque j'ai rappelé la première, elle devait signer un contrat le lendemain, donc c'était mort à 99%. Et il y a eu aussi celle que je trouvais super mais qui m'a rappelé 2 jours plus tard pour me dire qu'elle venait de signer un contrat avec une maman vue la veille (alors qu'elle m'avait dit ne pas avoir d'autres RDV et qu'elle pouvait attendre la semaine suivante pour que je lui donne ma réponse, grrrr).
Je vous passe les détails de toutes celles avec qui ça n'aurait jamais collé, d'ailleurs sur la fin je faisais la sélection direct au téléphone en annonçant que je n'étais pas favorable aux punitions et mises à l'écart. Celles qui n'étaient pas déjà convaincues, c'était même pas la peine de les rencontrer ! Déjà suffisamment fragile et peu sûre de moi-même, je cherchais quelqu'un qui soit de mon côté, et pas qui me demande de me justifier sur ma façon d'être maman et mes convictions éducatives.
Ensuite il y a eu celles qui étaient assez finaudes pour adapter leur discours à mes demandes. En gros elles me disaient ce que j'avais envie d'entendre. Impossible de m'en rendre compte jusqu'à ce que j'en rencontre une qui, à entendre mes questions, m'a prise pour une véritable extraterrestre. Pour elle, c'était totalement évident qu'on ne punissait pas, qu'on ne laissait pas pleurer un bébé, et qu'on ne le forçait pas à finir son assiette ! Elle hallucinait de savoir comment les autres ass mat' travaillaient, et le fait qu'elle ne fréquente pas le relais de notre arrondissement n'y est certainement pas pour rien...
Là, vous vous dites, ça y est alors, elle avait enfin trouvé ? Oui, mais non. Parce que cette super nounou, titulaire d'un diplôme d'assistante puéricultrice, faisait payer sa prestation... 17€ de frais d'entretien par jour, à payer même les jours où l'enfant n'était pas gardé ! (pour ceux qui ne voient pas le problème, le prix moyen c'est 3€ par jour)... gloups, ça me bouffait la moitié de ma paie au moins, et en plus elle ne fournissait pas les repas (OK, comme ça je pouvais continuer à nourrir ma puce en bio, mais ça me faisait aussi du boulot en plus). Mais j'étais prête à faire ce sacrifice financier pour être sûre que je pouvais confier ma fille en toute confiance.
Et puis, en cherchant des infos légales sur le site assistante-maternelle.biz, j'ai vu qu'ils proposaient un service de petites annonces gratuites. Alors j'ai joué le tout pour le tout, et voilà l'annonce que j'ai mise, ne me disant que de toute façon je ne risquais rien à annoncer clairement la couleur :
Cherche nounou qui ne punit pas.
Margaux, née le 01/06/2008, cherche nounou pour fin août/début septembre.
Après l'avoir maternée pendant 1 an de congé parental, sa maman ne pourra la confier qu'à une personne tout aussi convaincue qu'elle que la punition et la mise à l'écart sont des méthodes éducatives humiliantes, et qui préférera accompagner les enfants en les écoutant et respectant leur rythmes individuels.
Le lendemain, je recevais une première réponse par mail, où la nounou m'expliquait sa vision de la mise à l'écart, de l'importance du dialogue entre l'ass mat et les parents, etc. Je la rencontrais le jour même : on est restées chez elle pendant 2h, Margaux y était comme un poisson dans l'eau, et je ne suis partie que par "correction", parce qu'on étaient tellement bien qu'on aurait pu rester encore plus longtemps. Elle aussi, à entendre mes questions a un peu halluciné. Pour elle, pas de problème si l'enfant ne veut pas dormir, certains s'endorment à côté d'elle au salon, ou dans ses bras, c'est pas un souci. Les plantes vertes à hauteur des enfants ? Pas un problème non plus, elle s'assure qu'elles ne sont pas toxiques au cas où, mais surtout elle accompagne l'enfant dans sa découverte pour qu'il ne se sente pas frustré par un "non" injuste et sans appel (et j'en ai eu la preuve par l'exemple puisque la dite plante avait de très jolies fleurs rouges qui n'ont pas manqué d'intéresser Margaux).
Bon, je vous passe tous les détails que j'ai trouvé super chez elle, en résumé c'est une vraie perle. Et quand je lui ai parlé des couches lavables (en lui disant que je les utilisais et que si elle avait envie d'essayer...), elle a été très curieuse et enthousiaste !
Jusqu'au dernier moment je me suis dit que c'était trop beau pour être vrai, je m'attendais à ce qu'elle me plante, je me disais que peut-être cette place proposée par la crèche j'aurais dû l'accepter... Mais on a commencé l'adaptation lundi, le contrat était signé hier, et tout va comme sur des roulettes.
Et l'adaptation, comment ça se passe ? Et bien... suite au prochain épisode !
16 juillet 2009
L'allaitement c'est pas forcément "rentable"
Un des "arguments" qu'on peut servir pour faire pencher la balance du côté de l'allaitement plutôt que du lait en poudre, c'est de dire que ça ne coûte rien. Certes, on ne va pas au supermarché du coin pour acheter sa bouteille de lait. Mais quand même, ce lait ne sort pas de nulle part, et il faut bien de la matière pour le fabriquer !
Personnellement, je peux vous dire que je mange énooormément, encore plus que pendant la grossesse. Je râle souvent après Bousier lorsqu'il ne me rempli pas assez mon assiette, et il est hors de question pour moi de sauter le(s) goûter(s). Et tout ça sans prendre un gramme, la plupart de mes pantalons d'été sont trop grands (rhoo la pov' excuse pour coudre, hein ;-) ), et à la dernière pesée j'étais en dessous de mon poids d'avant-grossesse. J'ai pu faire un lien direct entre mon appétit et le nombre de tétées : ce matin, Margaux a profité qu'on reste à buller à la maison pour téter davantage, et bam ! méga coup d'hypoglycémie à 11h30.
Et vous, ça vous le fait aussi ?
Cela dit je ne m'en plains pas, moi qui suis plutôt gourmande, je peux me laisser aller à tous les vices gustatifs sans le moindre remord ;-) (tous ?? oui oui, TOUS, car Margaux n'est plus allergique aux PLV, mais ça sera le sujet d'un autre billet un peu plus... consistant !).
08 juillet 2009
Flop
Sevrage de nuit, suite de l'aventure : j'ai laissé tomber.
Au bout d'une semaine, non seulement il n'y avait aucune amélioration au niveau des réveils nocturnes, mais les journées se passaient de moins en moins bien. Et comme je passais d'avantage d'énergie à aider Margaux à se rendormir sans téter, j'avais de moins en moins de patience la journée, bref, personne n'y gagnait quoi que ce soit.
Bien sûr je m'attendais à ce que les tétées supprimées la nuit soient rattrapées le jour, c'était logique. Mais plus ça allait, plus elles étaient fréquentes, longues et signe d'un profond malaise de la part de ma petite puce. Elle me criait clairement qu'elle n'était pas prête.
Vendredi, j'ai donc décidé de ne pas persévérer dans cette voie, et petit à petit on a repris notre train-train nocturne, même s'il y a encore pas mal de réveils matinaux très grognons, signe que l'épisode n'est pas encore digéré. Et à ceux qui me demandent comment je vais faire quand je reprendrai le boulot, je réponds simplement qu'on verra bien à ce moment-là (de toute façon un bébé vit dans le moment présent, alors ça ne sert à rien de changer son quotidien "en prévision").
Le point positif dans tout ça, c'est qu'elle s'est mise à signer et à dire de façon très claire "téter", ce qui facilite parfois la communication ;-)

