De la petite graine aux premiers pas

Le blog d'un couple lyonnais à la découverte de la parentalité.

13 octobre 2009

Grippe et allaitement

Puisque c'est actuellement la SMAM (Semaine mondiale de l'allaitement), et que je viens de tomber sur un communiqué de la Cofam, je passe l'info :

20 Septembre 2009

Communiqué de la CoFAM sur la grippe A(H1N1) 2009

A propos de la grippe A(H1N1), de nombreux communiqués ont déjà été publiés. Toutefois, la Coordination Française pour l’Allaitement Maternel (CoFAM) souhaite souligner plusieurs points :

1. Dans les circonstances actuelles, il persiste encore de nombreuses incertitudes sur l’évolution de la pandémie et sur l’efficacité des vaccins. Il s’agit donc de se préparer avec « modération », sans affolement, ni psychose.
2. La clinique de la grippe A(H1N1) est similaire à celle de la grippe saisonnière : début brutal avec fièvre supérieure à 38°, courbatures, fatigue associées à des signes respiratoires (toux ou gêne respiratoire). Chez le jeune enfant, on peut observer des troubles digestifs et, parfois, un mauvais état général. Un malade atteint de la grippe A(H1N1) n’est pas un « pestiféré » : pour le moment, cette grippe ne semble pas plus
dangereuse que les grippes saisonnières
3. Toutefois sa très forte contagiosité peut créer des difficultés : d’une part, plus les malades sont nombreux et plus les sujets fragiles risquent d’être atteints par le virus et, d’autre part, un très grand nombre de malades dans le même temps peut désorganiser les familles et la société, pouvant créer ainsi des difficultés économiques supplémentaires. Par ailleurs, le malade étant contagieux déjà un jour ou deux avant le début des symptômes, cela complique les mesures de prévention.
4. Comme pour les grippes saisonnières, les risques de la grippe A sont la décompensation d’une maladie sévère déjà existante, la surinfection bactérienne (qui nécessitera des antibiotiques) et l’infection pulmonaire directe par le virus. Celle-ci est rare, mais serait plus grave avec le virus A(H1N1) qu’avec les virus des grippes saisonnières.
5. Enfin, parmi les sujets à risques, les femmes enceintes et les jeunes nourrissons sont plus exposés aux surinfections et aux complications graves.
6. Devant cet état de faits, les réponses médicales sont nécessaires, mais il est tout aussi indispensable que chacun fasse preuve de solidarité et de « souci de l’autre » pour éviter les dérives. Cela veut dire qu’il faut commencer par se poser les questions : « Qui est vulnérable dans mon entourage ? Qui aura besoin de soutien en cas de forte épidémie ? » Cela signifie aussi qu’il faut éviter autant que possible les contacts inutiles avec les sujets fragiles : se dire bonjour sans se serrer la main et sans embrassades, limiter les visites en maternité (seulement la famille proche, non malade), rester prudent dans les contacts avec
les familles où il y a une femme enceinte ou un jeune nourrisson, garder la mère et son nourrisson en grande proximité et encourager le peau contre peau fréquent, éviter de partager les jouets et autres objets ayant un contact avec le bébé, protéger son entourage quand on tousse (mouchoirs, lavage des mains, voire masques).
7. Dans ce contexte de pandémie, il y a lieu de rappeler l’effet très protecteur de l’allaitement maternel : le lait de mère est antimicrobien et antiviral ; il permet de moduler l’immunité de l’enfant ; il diminue très nettement la vulnérabilité des enfants aux infections ainsi que les hospitalisations pour troubles respiratoires. Les bénéfices sont optimaux lorsque l’allaitement est exclusif jusqu’à six mois, mais l’allaitement partiel
(c’est-à-dire en association avec d’autres liquides) peut apporter un certain degré de protection. Les professionnels de santé doivent donc encourager les mères à allaiter et les aider à poursuivre sereinement leur allaitement. En cas de difficultés, puisque les professionnels ont peu ou pas de formation initiale sur la lactation, il ne faut pas hésiter à solliciter l’avis d’un(e) consultant(e) en lactation et/ou l’aide d’une association locale de soutien. Dans le même esprit, les entreprises devraient faciliter le maintien de l’allaitement maternel pour leurs employées reprenant le travail après le congé de maternité.
8. Si la mère est malade, il est fortement recommandé qu’elle continue d’allaiter son bébé en augmentant la fréquence des tétées
- Il n’y a pas lieu de séparer la mère et l’enfant, le lait maternel apportant une couverture immune parfaitement adaptée à l’environnement microbien et viral de la mère (par le biais du cycle entéro-mammaire).
- En cas de fièvre maternelle élevée et de grande fatigue, il convient de faire attention au partage de lit, en particulier avec un nourrisson de moins de 6 mois. Il est préférable de reposer le bébé dans son lit, placé à côté du lit de la mère.
- Contrairement à ce qui a été écrit, il n’est pas nécessaire de tirer le lait de la mère pour le donner séparément : la mise en oeuvre d’une telle pratique est trop compliquée par rapport aux bénéfices attendus ; de plus, elle est trop anxiogène et risquerait de contrarier la lactation. Le tire-lait sera utilisé seulement si la mère est trop malade pour arriver à mettre son bébé au sein en toute sécurité, ou si le bébé est trop malade pour pouvoir téter efficacement. (Centers for Disease Control and Prevention & Academy of Breastfeeding Medicine)
- Le traitement par les antiviraux Tamiflu (oseltamivir) ou Refenza (zanamivir), recommandés dans certains cas de grippe A(H1N1), est compatible avec l’allaitement. Le paracétamol pour la fièvre et l’ibuprofène pour les douleurs musculaires peuvent être utilisés. Les produits contenant de l’aspirine seront évités.
- Bien évidemment, la maman malade respectera les règles d’hygiène : lavage des mains très soigneux avant chaque tétée et dans la journée, port d’un masque pour protéger l’entourage, y compris lorsqu’elle allaite son bébé, désinfection régulière des jouets du bébé.
- Dans le cas particulier d’une mère qui a de la fièvre, des frissons, des courbatures, une grande fatigue, mais pas de toux et avec une douleur et/ou une zone indurée dans un sein, il s’agit probablement d’une mastite (inflammation du sein) et non pas d’une grippe. La poursuite de l'allaitement est possible et même recommandé pendant le traitement d'une mastite. Si besoin, le médecin pourra se rapprocher d'un(e) consultant(e) en lactation ou d'une association de soutien pour plus d'informations.
9. En cas de contamination maternelle du péripartum, la situation sera gérée au « cas par cas », en fonction de l’état de la mère et en étant particulièrement vigilant sur le lavage des mains et sur le port du masque chez la mère. L’effet protecteur du lait maternel, et notamment l’extraordinaire capacité anti-infectieuse du colostrum, seront mis en balance avec un éventuel risque de contamination.
10. Si le nourrisson est atteint de grippe, la poursuite de l’allaitement est fortement recommandée. Le port de masque est conseillé pour un enfant, mais impossible à appliquer chez un nourrisson. En cas de suspicion de grippe avant un an, une consultation à l’hôpital est essentielle afin de confirmer le diagnostic par un prélèvement et de donner un traitement éventuel, seulement à bon escient (traitement peu validé à cet âge).
11. Enfin, ce n’est pas le rôle de la CoFAM de donner des recommandations pour la vaccination. Toutefois, signalons que la vaccination est possible chez une femme qui allaite. Mais les vaccins traditionnels contre la grippe saisonnière ne protègent pas contre la grippe A(H1N1). Par ailleurs, il n’y a pas de données suffisantes, pour le moment, sur les vaccins H1N1-2009.

Posté par petit_scarabee à 10:12 - Suivi médical - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

08 mai 2009

APLV

Lundi dernier, nous nous sommes rendues Margaux et moi chez l'allergologue, pour confirmer le diagnostic d'allergie aux produits laitiers. Après avoir écouté ma description des symptômes, le médecin a examiné Margaux (taille, poids, "bon développement" qu'il a dit - tu m'étonnes, elle a pris 4cm en 2 mois !), puis a pratiqué 2 tests cutanés. Le premier sur le bras : en posant une goutte sur la peau et en piquant au travers, juste sur l'épaisseur du derme pour entrer en contact avec les premières barrières de défenses de l'organisme. Une piqûre de rien du tout qui n'a pas eu l'air de déranger la miss, trop intriguée par ce grand bonhomme (mais selon lui elle a été "très courageuse"). Résultat immédiat au bout de quelques minutes = négatif. Le deuxième sur le dos, en posant toujours une goutte sur la peau, et en la recouvrant d'un petit patch. La consigne était de ne l'enlever que 48h plus tard et de venir montrer le résultat le jour suivant. Résultat = négatif.

Conclusion : c'est une allergie peu sévère, qui a des chances de passer au bout de la première année, donc bientôt. J'ai la consigne de tenter une réintroduction en douceur cet été, dans un premier temps dans mon alimentation, pour voir les effets. Si le rhume revient, alors ça confirmera l'allergie (parce que le rhume en ce moment, on n'a pas besoin de manger du fromage pour l'avoir toutes les deux !). L'allergie étant peu sévère, si Margaux ingère des produits laitiers par accident, il y a peu de risque qu'elle fasse une réaction grave, au pire une diarrhée ou des vomissements peuvent subvenir. Et dans cette éventualité, j'ai une ordonnance pour un médicament à lui donner. Ça c'était la raison pour laquelle je voulais aller à ce RDV : savoir s'il y avait un risque pour elle si elle prenait directement du lait, et pouvoir ainsi donner une information fiable et rassurante à notre future nounou (oui... "future"... car celle qui me plaisait m'a "plantée" à cause de l'APLV, ça lui a foutu la trouille).

Mais je suis repartie avec "un truc en plus" : un échantillon de lait en poudre... :-/
Lors du RDV, il me dit :
-
et pour le sevrage...
là moi j'ai répondu - "heu.. quel sevrage ?"
- et bien vous allez bien devoir la sevrer, de toute façon il y aura un jour où elle ne voudra plus téter
- ben oui, c'est plutôt comme ça que j'imaginais que ça allait se passer ;-)
- bon, donc pour le sevrage,..
- oui, des fois qu'il m'arrive quelque chose ;-)
- ... il ne faut pas lui donner de ces laits végétaux qu'on trouve en magasin. Il existe un lait spécial pour les bébés allergiques
- ah oui, les hydrôlysats, c'est ça ?
- non, elle est trop grande pour ça, elle n'en voudrait pas à cause du goût. Maintenant il y a un lait 2e âge à base de protéines de riz, qui contient tout ce qui est nécessaire aux bébés, on le trouve en pharmacie.

Je vous passe la suite de la discussion, mais en gros le message c'est : surtout pas de lait végétal qu'on pourrait trouver en magasin bio, mieux vaut acheter le truc poussé bien bien fort par les visiteurs médicaux... Je l'ai pris comme ça, parce que lorsque je suis revenue pour vérifier le résultat du patch test, il m'a refait l'article, et m'a donné l'échantillon genre "faisons entrer le loup dans la bergerie". A mon avis il a bien compris que je n'avais aucunement l'intention d'acheter son truc, et que peut-être en ayant un exemplaire sous la main je serais tentée de l'essayer (tu parles, je ne sais même pas ce que j'en ai fait). Mais surtout, je crois qu'il a été très pris au dépourvu de voir un bébé de 11 mois encore allaité, et sans intention d'arrêter prochainement... Dans son esprit, un bébé allergique devait prendre un lait spécial et adapté. Ce à quoi j'ai répondu qu'avec l'allaitement, au moins j'étais sûre qu'elle avait exactement ce dont elle avait besoin !

Enfin bref, cela dit son discours est cohérent avec les recommandations officielles, de donner un lait "spécial" jusqu'à 2 ans (il y a une campagne de pub en ce moment, où on voit un bib' rempli avec des frites, et qui dit que de donner du lait "normal" avant cet âge c'est vraiment n'importe quoi). Et comme l'info peut intéresser des mamans qui devraient être amenées à sevrer (ou simplement à rassurer leur nounou sur le stock mis à disposition), ce fameux lait s'appelle "Modilac Riz". Il est donc fait à partir de protéines de riz, auxquelles on rajoute de la poudre de perlimpinpin pour en faire un aliment pile poil avec ce qu'il faut de vitamines et tutti quanti. Le produit est assez nouveau (d'après ce que je trouve, avant les subsituts étaient à base de soja, qui est un peu controversé), il est sorti en avril (d'où l'insistance du doc', je suppose qu'il avait dû être fraîchement "formé").

Posté par petit_scarabee à 22:36 - Suivi médical - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

01 février 2009

Réeducation périnéale

Dernier volet médical qui vient clore la vie de la femme (ex) enceinte : la rééducation périnéale. Je suis sur le point de la terminer, alors il serait temps que j'en touche un mot tout de même.

En juillet, quelques semaines après l'accouchement, j'ai eu un RDV chez ma sage-femme pour faire l'état des lieux. On a convenu qu'on commencerait fin août. Au retour des vacances, j'ai donc découvert ces séances qui ne durent pas plus de 15 mn, et où tout se concentre autour de cette zone de mon corps qu'on avait somme toute bien laissée tranquille pendant toute la grossesse ou presque.

Au bout de 4 fois, j'ai laissé tomber. Prévoir 45 mn de trajet, poireauter dans la salle d'attente pour passer 15 mn coincée sur la table d'examen à contracter-relâcher-contracter-relâcher autour de la sonde ou des doigts de la sage-femme, ça n'avait rien de bien passionnant. Surtout quand pendant ce temps, j'entendais ma puce pleurer parce qu'elle avait lâché son jouet et que personne ne se bougeait pour le lui rendre (ben non, la sage-femme était beaucoup trop occupée à ranger ses dossiers... :-/).

J'ai donc laissé tomber la rééducation "classique" pour me dépêcher d'appeler une autre personne, qui enrichi sa pratique avec l'eutonie. Et c'est bien plus intéressant ! Le mot EUTONIE (du grec eu = bien, harmonie, juste, et tonos = tonus = tension) a été créé en 1957 pour traduire l'idée d'une tonicité harmonieusement équilibrée et en adaptation constante, en rapport juste avec la situation ou l'action à vivre. Au lieu de durer 15 mn les séances durent 1 heure, et se déroulent en groupe, sous la direction du sage-femme (puisqu'en l'occurrence c'est un homme) qui nous indique et nous explique les exercices de travail corporel à effectuer. Ce n'est donc pas juste avec le périnée que l'on travaille, mais tout le corps.

Nous avons commencé par prendre conscience de l'étendue de la zone périnéale, de ses connexions avec l'ensemble du corps, des diverses façons dont elle se mobilise en fonction des mouvements que l'on effectue au quotidien, des mauvaises habitudes que l'on a tous et qui mettent beaucoup de pression sur les organes, bref, tout un tas de choses passionnantes et somme toute intéressantes pour tout le monde, et pas que pour les jeunes mamans. Et plusieurs fois nous sommes parties avec des "devoirs" à faire à la maison, parce que ce n'est pas avec 1h par semaine qu'on peut avoir un résultat.

Je crois qu'il nous reste 2 ou 3 séances, où l'on va enfin aborder la partie abdominaux (et y'en a besoin !), et mine de rien ces moments vont me manquer. Surtout maintenant que Margaux est mobile, elle est beaucoup plus autonome et j'arrive presque à faire toute l'heure sans avoir à m'occuper d'elle. Le défi maintenant va être de continuer les exercices à la maison, parce que je sens bien que je n'ai pas retrouvé une tonicité suffisante pour tousser sans avoir à serrer les genoux (petit truc au passage pour celles qui en ont besoin : c'est beaucoup plus efficace de serrer les genoux avec les pieds écartés - en faisant du chasse neige en gros - que de croiser les jambes).

Posté par petit_scarabee à 14:48 - Suivi médical - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 septembre 2008

Et les vaccins alors ?

Certains on peut-être remarqué que je n'ai pas encore parlé des visites chez le pédiatre et de ces incontournables vaccins qui les accompagnent. C'est tout simplement parce que :

1- nous n'avons pas de pédiatre
2- Margaux, 3 mois, n'est pas vaccinée.

Quoiquoiquoi ? Mais comment une telle chose est-elle donc possible ?? Parce que si si, hein, c'est possible !

Et bien d'abord, je n'ai pas choisi de pédiatre parce que, pour moi, le pédiatre est à l'enfant ce que le gynéco est à la femme enceinte : un spécialiste à consulter en cas de problème. Et des problèmes de santé, Margaux n'en a pas, merci de vous en inquiéter (non non, ne pas faire ses nuits à 3 mois n'est pas un problème de santé ! :-p). Mais que la populasse se rassure, je "montre" quand même mon bébé à un médecin (bien que je m'en passerais volontiers, mais disons que je coopère un minimum avec le système). Le médecin que j'ai choisi est tout simplement ma généraliste, à orientation homéopathie et acupuncture, dont la position concernant les vaccins me convient à merveille : "le moins possible, le plus tard possible". Et c'est donc pour cette raison que je l'ai choisie pour ma fille, pour ne pas avoir à me battre, pour avoir quelqu'un "de mon côté" et en qui je puisse avoir confiance, car elle est honnête ET renseignée concernant la fabrication et les conséquences des vaccins.

Dooonc, Margaux n'a encore jamais reçu de vaccin, et n'en recevra pas avant ses 9 mois, puisque la vaccination DTP (la seule légalement obligatoire, mais bien entendu, ce n'est pas spécifié sur le carnet de santé...) doit être faite pour le premier anniversaire de l'enfant, en 3 injections (9+3 = 12, bravo, vous avez tout compris). Obligation avant 1 an, c'est ce que m'a dit mon médecin, mais je viens de trouver 18 mois comme limite, sur le web... Quid ?

Pourquoi refuser de vacciner ma fille "comme tout le monde" ? Parce que ça fait déjà quelques temps que je sais que les vaccins contiennent des métaux lourds, qui sont transmis de générations en générations (de mère en fille donc), et que nous n'avons aucun recul quant aux conséquences de cette accumulation de sal...ries dans nos organismes. Ça, et sans compter les risques d'effets secondaires dont on parle rarement, c'est la raison personnelle et purement sanitaire qui me fera refuser tout vaccin non-obligatoire, voire refuser toute vaccination purement et simplement si j'ai assez de cran pour ça, on verra en temps et en heure (mais ça implique de s'inscrire dans l'illégalité, au risque de perdre temporairement son autorité parentale le temps de vacciner la pépette, ou alors de mentir effrontément avec l'aide d'un médecin conciliant, ce qui a d'autres conséquences). Je précise, bien sûr, que je peux me permettre d'avoir cette conviction parce que nous vivons dans un pays où le niveau d'hygiène est excellent ; il est évident que si nous étions amenés à aller dans des pays moins favorisés au niveau sanitaire, je reconsidérerai ma position.

Et puis il y a aussi le côté un peu "militant", car je suis écoeurée des manoeuvres utilisées par les labos pour faire flipper la populasse (ça vous dit quelque chose le slogan "la rougeole c'est bénin, sauf quand c'est grave" ? vous trouvez ça honnête de jouer comme ça sur la peur des gens ?) et désinformer les médecins pour refourguer leur cam', sans autre soucis que de se remplir les poches. Parce que non, il ne faut pas croire que leur objectif soit d'éradiquer ces maladies qui tuent les pov' ch'tis n'enfants. Si ça avait été effectivement le cas, on n'aurait pas investi autant dans la recherche, et on aurait utilisé tout cet argent à améliorer les conditions d'hygiène des pays pauvres. Mais ça, ma bonne dame, ça ne rapporte pas un kopeck...

Bien sûr, je ne pourrai pas changer le monde, mais j'ai au moins le pouvoir de protéger la santé de ma fille (et encore, pas complètement, vu l'air que nous lui faisons respirer...).

Si le sujet vous interpelle, et parce que les arguments contre les vaccins ne manquent pas, vous pouvez aller lire le chapitre sur les vaccins du site "Des enfants sains... même sans médecin", et/ou lire ce petit bouquin bien écrit et très accessible :

Posté par petit_scarabee à 09:33 - Suivi médical - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

31 mai 2008

On joue les prolongations

Cette fin de grossesse est pleine de rebondissements, "comme dans un bon film" me disait Bousier tout à l'heure. Mais là, c'est même plus du Hitchcock, c'est carrément du M. Night Shyamalan !
"Petit" résumé de cette semaine où j'ai pris un peu de recul par rapport au web, la pression étant trop forte pour mes frêles épaules.

J'ai subi 4 monitoring cette semaine. Lundi et mercredi avec une 3e sage-femme, différente des 2 que j'avais vu la semaine dernière. Elle a été assez dure avec moi mercredi, me disant que j'avais déjà de la chance de ne pas être déclenchée vendredi mais seulement lundi, grâce à la "grande mansuétude" du médecin de garde (pour la simple raison qu'ils ne déclenchent pas le dimanche, merci le calendrier). Selon elle il fallait que je revienne dans la réalité, qu'on ne pouvait pas se permettre d'attendre un quelconque signe de faiblesse du bébé parce que ce serait déjà trop tard à ce moment là. Sous entendu que j'étais une grosse égoïste, limite mauvaise mère, à continuer à espérer une naissance naturelle, et à ne pas penser au bien-être de mon bébé avant tout. Son discours était très culpabilisant en fait, dans le même genre que ceux qu'on sert pour justifier les vaccinations massives ou d'autres gestes médicaux abusifs (genre l'épisiotomie ou la désobstruction des voies du bébé) : "et s'il arrivait quelque chose ?!?". Et moi j'aurais aimé répondre "oui, mais si tout allait bien ?!!?". D'ailleurs elle nous a aussi dit qu'elle n'avait pas envie de finir en prison. Donc c'était un discours ultra-sécuritaire, "on applique la procédure à la lettre", et à aucun moment elle ne prenait en compte les particularités de ma situation.
La soirée à été particulièrement difficile, d'autant plus que Bousier avait été sensible à son discours (qui ne le serait pas, en entendant que son enfant risque de payer le prix fort ? moi-même j'ai beaucoup douté), et il m'a fallu beaucoup d'efforts pour lui montrer que mon refus n'était pas issu d'un entêtement obstiné et égoïste, mais bien du soucis de faire le meilleur choix pour notre bébé, car il existe des risques réels liés à cette pratique médicale, risques que la sage-femme n'a du reste pas du tout abordés. D'autant plus que j'en étais arrivée à un point de saturation tel que j'étais prête à accepter le déclenchement pour mon propre confort, tellement j'avais envie d'en terminer avec tout ça. Mais je savais qu'en acceptant pour cette raison, je m'en serais voulu longtemps après coup, parce que pour moi cela revenait à ne pas reconnaître le besoin de Coléo de rester au chaud encore un peu (sans compter que, qui dit déclenchement, dit contractions beaucoup plus fortes, et j'aurais demandé la péridurale pour au moins être plus en forme pour accueillir mon bébé... mais ça aussi ça implique certains risques). On fait mieux comme départ dans la vie...

Grosse fatigue nerveuse donc, liée à toutes ces heures de route et d'attente engendrées par les visites à la clinique, et aussi au fait que ce projet d'AAD était définitivement enterré. Et je vous passe les heures de questionnement et de prise de tête autour de ma responsabilité dans tout ça, à chercher ce que je devais y comprendre, à me demander pourquoi ce bébé ne voulait pas venir, etc, etc.

Vendredi, j'étais totalement résignée, prête à accepter le déclenchement pour en finir "enfin", tout en ayant le sentiment que ce n'était pas forcément le meilleur choix pour Coléo. J'avais donc quand même quelques questions en réserve, histoire de ne pas avoir l'impression de suivre l'avis du médecin tel un mouton, mais plus aucune envie de me battre. Et là, on retombe sur la sage-femme du week-end dernier, celle qui avait recalculé mon terme. Je lui ai fait part de mon sentiment d'être prisonnière du carcan protocolaire, et timidement demandé pourquoi je n'avais pas eu d'autre échographie (puisque celle qu'on avait faite n'était finalement plus vraiment valable puisque réalisée avant le terme). Associé à sa connaissance de notre projet de naissance et au fait qu'elle est copine avec notre sage-femme, ça lui a suffit pour tenter le nécessaire afin d'éviter le déclenchement. Une autre sage-femme m'aurait dit, après l'auscultation, de venir dimanche soir pour mon admission et la pose d'un gel de prostaglandine (pour ramollir le col, sinon on ne peut pas déclencher). Elle, au contraire, a examiné le planning du lendemain, vu que le médecin de garde était de celle qui sait faire preuve de souplesse, et m'a fixé RDV pour une échographie et un nouveau monito (pas question de me laisser 2 jours de suite dans la nature ; j'avais un peu les boules sur le coup, tellement j'avais besoin de calme et qu'on me laisse tranquille).

Ce matin donc, nouvelle matinée passée à la clinique, où les examens ont montré que tout allait bien pour Coléo ; elle se plaît dans son jacuzzi king size ! ;-) La gynéco est resté très vague sur les raisons de ce "non-accouchement", me disant qu'on ne pouvait pas fixer un terme de façon vraiment précise, mais que l'important était qu'il y avait largement assez de liquide amniotique pour le dépasser, le fameux terme. Et sur le fait que Coléo ne descende pas (et donc n'appuie pas sur le col, qui n'a donc aucune raison de s'ouvrir), et bien c'est parce que je n'ai pas assez de contractions fortes. Donc on continue le suivi et on laisse "mûrir" naturellement pour le moment. Mieux que Questions pour un Champignon, on a obtenu le droit de revenir en 3e semaine ! ;-)

J'essaie de faire de l'humour, mais je suis fatiguée de tout ça. Les heures d'attente, le fait de subir le yo-yo des échéances, d'être ballottée entre les différents avis médicaux... tout ça est réellement épuisant. Bien sûr je me réjouis d'avoir encore une chance d'accoucher naturellement, et surtout de laisser le temps à mon bébé de choisir son moment. Mais quelque part j'étais soulagée à l'idée de savoir que lundi dernier délai, je l'aurais tenue dans mes bras. Là, je repars pour une dose d'incertitude et de ballottage, et c'est éprouvant. C'est sûr que le lâcher prise n'est pas mon fort... hum hum. Mais je ne regrette pas, et je remercie cette gentille sage-femme de s'être battue pour moi, je n'en avais plus le courage.

On essaie de rester zen, donc. Je continue la sauge et les huiles essentielles, histoire de me dire que j'aurais vraiment tout fait pour éviter le déclenchement médical, et on essaie aussi l'haptonomie pour inciter Coléo à passer à l'étage inférieur.

Pffffou, et ben j'en avais des choses à dire (et encore... j'ai raccourci...) ! Je ne sais pas trop si je vais revenir ici très vite, ce suivi médical me met assez de pression pour ne pas que je m'en rajoute inutilement. En tout cas je missionnerai Bousier pour poster dès que possible après la naissance. Promis !

Posté par petit_scarabee à 17:07 - Suivi médical - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

24 mai 2008

Suivi post-terme épisode 3

Encore mieux que Dallas, mes derniers jours de grossesse :-D ! Je suis sûre que même Lost et Heroes ne vous ont pas tenus autant en haleine ;-p (c'est dingue comme mes stat' ont augmenté depuis le début de la semaine...)

Nous étions donc de nouveau à la clinique tout à l'heure, pour un 3e monitoring, avec une autre sage-femme cette fois-ci. Pendant l'enregistrement, elle a pris le temps d'éplucher mon dossier, les échographies et tout, et a décidé de modifier mon terme, pour le mettre en cohérence avec l'écho faite jeudi, ma courbe de température, mais aussi les 3 échographies faites à 3, 5 et 7 mois, qui étaient plus en concordance avec ma date qu'avec celle de l'écho de datation. Résultat, je suis à terme ce WE en réalité, et pas depuis lundi dernier. Maintenant c'est écrit noir sur blanc, et on envisagera un éventuel déclenchement 2 jours après le 29 Mai (soit dans une semaine).

Cela dit, ce serait bien si Coléo se décidait avant, car son père a dû réclamer 3 jours de vacances supplémentaires à son boulot. Sinon il devait reprendre lundi, alors qu'il n'était bien sûr pas prévu sur les plannings... gloups. Donc on espère que d'ici là il pourra fournir un certificat de naissance, lui permettant d'enchaîner sur son congé paternité comme prévu.

Côté AAD, ma sage-femme nous laisse jusqu'à lundi, donc ça fait 2 jours de rab' de gagné. Et on avisera après le monito. Je ne m'attarde pas sur le sujet car je ne sais trop quoi en penser, la conversation au tel. était de très mauvaise qualité et je ne sais pas trop quel est son point de vue sur tout ça.

Voilou ! Ce soir je passe la soirée chez ma soeur, avec ma mère, pendant que Bousier participe aux 80 ans de sa grand-mère à 1h de route de chez nous. J'aurais presque pû y aller, mais je ne me sentais pas capable de faire autant de route si le travail se déclenchait, ni assez solide pour répondre aux commentaires de 50 personnes... Sans compter la fatigue induite par une soirée à la mode bourguignonne, c'est qu'ils sont couche-tard dans cette famille !

Voilou, tout va bien, et la sérénité regagne un peu du terrain. Et promis, je me repose !

Posté par petit_scarabee à 17:08 - Suivi médical - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

22 mai 2008

Quand c'est pas cuit, c'est pas cuit !

De retour de nos RDV à la clinique. Le monitoring avec la sage-femme s'est bien passé, juste 2 contractions et rien à signaler. J'ai réussi à passer outre le toucher vaginal, en pensant que le gynéco le ferait, ce qu'il n'a pas fait... chouette ! Ensuite on a donc vu le gynéco, qui a fait une échographie pour mesurer la quantité restante de liquide amniotique. Alors autant vous dire tout de suite que si j'ai un gros ventre, c'est qu'en réalité je suis pleine de flotte !! :-D

Il a mesuré les 4 "citernes" qui entourent le bébé, et au total j'ai un "index amniotique" de 22 cm. Normalement, on commence à s'inquiéter quand on est au-dessous de 7... Autant dire que le déclenchement est tout de suite devenu beaucoup moins réaliste... D'ailleurs, le gynéco a même remis en cause la date présumée d'accouchement, qui avait été fixée par échographie de datation fin septembre. Et quand je lui ai dit que selon ma courbe de température la grossesse datait du 28 août, il a répondu qu'effectivement, on aurait bien pu me laisser tranquille jusqu'à la fin de la semaine...

Ça, ça me met très en colère contre mon gynéco de ville, ma sage-femme et cet échographiste antipathique, car aucun n'avait voulu prendre en compte ma courbe à l'époque. Résultat, tout est fondé sur une fausse évaluation et je me serais bien évité les larmes de ces derniers jours. Sans compter que ça troue allègrement la sécu, à coup de 30€ le monito tous les 2 jours, sans compter le rallongement du congé mat'... Parce que même si Coléo est encore à son aise, qu'elle bouge beaucoup et se porte comme un charme, et bien une fois mis le doigt dans l'engrenage du suivi post-terme, on ne peut plus en sortir !
Médicalement parlant, il n'y avait aucune raison de me refaire venir samedi. Et pourtant j'ai quand même droit à un RDV, car c'est légalement parlant que ça pose problème. S'il y a un souci à la naissance, le juge relèvera que je n'ai pas été surveillée tous les 2 jours, et si je ne viens pas de ma propre volonté, et bien ça retombera quand même sur le dos de la clinique ! L'examen n'entraînant qu'une perte de temps et un décalage dans ma trésorerie, je n'ai pas cherché à aller plus loin dans la rebellion, je peux faire cet effort... Mais je saurai que pour la prochaine fois, mieux vaut carrément mentir sur la date des dernières règles !

Maintenant il faut que j'appelle ma sage-femme, déjà pour la tenir au courant, et voir si elle ne me donnerait pas un peu de rab' par rapport à la date butoir pour accoucher à la maison. Ce serait vraiment trop bête quand même...

Sinon, on a eu droit à un beau profil de Miss Coléo qui ne se cachait plus dans le placenta, on l'a même vu têter (pas son pouce, peut-être le vide ou le cordon ?). Petite photo (bon, elle fait un peu la gueule, mais le gynéco n'était pas d'une grande douceur avec sa sonde, moi j'aurais fait la même tête !) :

SP_A0022

(désolée pour la piètre qualité due à mon téléphone, j'ai super la flemme d'aller jusqu'au scanner).

Estimation du poids : 3 kg et des poussières, comme prévu ! (chouette, j'avais un peu peur de la sortie, quand même... huhuhu).

Et puis en sortant, on a bien rigolé, parce que j'avais faim, mais qu'à côté de la machine à café, ce n'est pas des barres chocolatées qu'ils vendaient, mais ça :

SP_A0021

-

PS : merci pour vos petits commentaires de ces derniers jours, je sais qu'ils partent tous d'une bonne intention. Mais je dois avouer que les "tiens, elle a pas encore posté aujourd'hui" m'agacent un poil, ça me remet dans cette attente dont j'essaie de me détacher. Je sais que vous attendez des nouvelles avec impatience, mais j'ai aussi une vie à côté de mon blog ;-) Et puis quand je sentirai le travail commencer, il y a des chances que je prenne le temps de mettre un petit quelque chose par ici, je ne vais pas la pondre en 20mn ma coccinelle ; alors vous ne serez pas les derniers au courant ;-D

Posté par petit_scarabee à 17:37 - Suivi médical - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

20 mai 2008

Engrenage

Voilà, j'ai aujourd'hui mis le doigt dans l'engrenage du suivi post-terme. Après avis de ma sage-femme ce matin, je suis allée à la clinique pour un RDV de suivi : auscultation, monito, analyse d'urine, prise de tension.

Le col est toujours long et fermé, et ce qui me surprend un peu, bébé est toujours bien haut. Pas de problème au niveau de sa position ni de mon bassin. Côté analyses, tout va bien, tension OK. Après 45 mn d'enregistrement et plusieurs contractions, bébé va très bien, gigote beaucoup, au point d'avoir échappé au capteur plusieurs fois (j'ai eu droit à un "mouvements foetaux +++"). Prochain RDV fixé à jeudi, avec un nouvel enregistrement (noter de prendre un bouquin cette fois...) et une échographie avec le gynéco (pour mesurer la quantité de liquide je crois). Je suis prête à me battre bec et ongles pour refuser un déclenchement chimique tant qu'on n'a pas de signes que bébé vit mal ces derniers jours au chaud. Après tout je ne suis pas une machine, et si mon bébé va bien, je ne vois aucune raison d'intervenir. Mais on n'en est pas encore là...

Je suis envahie à la fois par la tristesse et la colère (surtout après le paiement de la facture, en constatant qu'elle ne prenait même pas la carte vitale, j'en ai un peu ras le bol de raquer là...). Je ne suis pas du tout prête à faire une croix sur l'AAD, même si j'entends bien les arguments d'ordre sécuritaire. Dur dur de lâcher prise en réalité. J'ai passé 3h cette nuit à pleurer à chaudes larmes, à me demander ce qui pouvait bien clocher chez moi alors que j'ai vraiment l'impression d'être prête à accueillir notre pitchoune. Je craque complètement et je ne vois pas d'issue, c'est dur. Et en même temps j'ai envie de faire confiance à mon corps et à mon bébé, les choses n'arrivent pas par hasard et la nature est bien faite (d'ailleurs à ce sujet, la sage-femme de la clinique m'a dit que les contractions non-douloureuses n'étaient pas inutiles, j'ai apprécié sa gentillesse et son intention de me rassurer).

Bon, c'est un peu embrouillé dans ma tête là, je vais essayer de dormir un peu avant d'aller au Qi Gong (c'est ma prof qui va être surprise de me voir...), puis au ciné pour me changer les idées. Et demain matin, j'accompagne Bousier à la première séance d'Indiana Jones. Il rêve que je perde les eaux pendant le fameux générique tin-tintintiiiiiin-tin-tintiiin... (portenawouak ce Bousier...).

monito

Ohhhh, les belles contractions ! (mouarf, même pô mal)

Posté par petit_scarabee à 16:02 - Suivi médical - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

05 mai 2008

Visite du 9e mois

Cet après-midi j'avais RDV pour la visite du 9e mois, la dernière ! Enfin presque, j'ai encore une scéance de préparation prévue avec ma sage-femme la semaine prochaine.

Le médecin a vaguement reparlé du projet de naissance : 'va falloir ruser pour manger pendant le travail, je le sens... (mais j'men fous, t'façon j'irai pas, na !). Il m'a demandée si j'avais bien vu les positions d'accouchement avec ma sage-femme, et m'a appris qu'à son grand damn, les jeunes SF de la clinique avaient malheureusement tendance à orienter vers la position "pieds dans les étriers", pour pouvoir mieux surveiller le périnée. J'étais très étonnée, je m'attendais plutôt à l'inverse : les vieux faisant selon la vieille école et les jeunes étant enfin au courant des dommages causés par cette position, mais apparemment ce n'est pas le cas... Il m'a fait rire en m'annonçant qu'il irait donner des cours quand il sera à la retraite !

Examen gynéco : bébé est très bien placée (niveau orientation), encore haute et le col est fermé. Alors pour ceux qui se posaient la question (genre ma mère, ma soeur, ma belle-mère, mes collègues...) :

C'EST PAS POUR DEMAIN !

J'ai même un peu peur de dépasser le terme et de subir la pression de la clinique (si c'est pas fait le 19, il faut que je vienne pour faire un contrôle...). Mais bon, d'ici là les choses ont le temps d'évoluer, et j'ai quelques outils de médecine chinoise et d'aromathérapie à ma disposition avant de tomber dans l'artillerie lourde. Et puis j'ai encore des trucs à faire, et les vitres de notre appart' sont dégueux, ça tombe bien ! :-D

Posté par petit_scarabee à 17:30 - Suivi médical - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

24 avril 2008

2 en 1

Petit retour sur les 2 dernières visites chez ma sage-femme.

-*-
Il y a une dizaine de jours, nous avions une séance individuelle, mais pas d'haptonomie cette fois. Le but était de parler du bébé et des premiers soins.
J'ai commencé à poser les questions que j'avais listé les jours précédents. Et j'ai appris que :
- oui, le bébé qui se présente dos à droite ça peut être plus douloureux, ça fait mal au dos surtout (celui de la maman, hein). La sage-femme a confirmé ce que j'avais lu, il faut profiter de la gravité pour l'aider à se tourner de l'autre côté ; on peut par exemple s'aider du ballon pour trouver une position confortable en étant penchée en avant
- on ne parle pas du souffle ou de la poussée dans le cadre de l'haptonomie. Je suis donc bien contente d'avoir mes acquis de Qi Gong, je pense que ça va bien m'aider à conserver une respiration abdominale profonde et maîtrisée
- au niveau tenue vestimentaire pour l'accouchement, ça peut être pas mal d'avoir une grande chemise, pour avoir bébé en peau à peau et le couvrir en même temps. Ça tombe bien, j'ai gardé les vieilles chemises de Bousier, je pensais en faire des lingettes ! Sinon, c'est aussi une bonne idée de prévoir un gilet pour si j'ai froid, mais pas un truc trop long dans lequel je serais empêtrée. Il y a aussi des chances que je finisse l'accouchement sans aucun habit.
- on a aussi passé en revue la liste de choses à prévoir, fournie par la maternité, parce que certaines choses m'étaient inconnues, et d'autres me paraissaient absurdes. Dans les inconnues, le savon liquide "Saforelle" (le savon d'Alep, ça ira aussi très bien, en fait leur truc c'est pour "l'hygiène intime"), et le "Bepanthène onguent" (c'est pour l'allaitement, mieux vaut prendre de la lanoline pure en fait, il en existe plusieurs marques, et c'est seulement si l'application de lait maternel n'est pas suffisante pour éviter les crevasses, donc je ne l'achèterai je n'enverrai Bousier en acheter qu'en cas de besoin car j'ai déjà 2 échantillons). Dans les trucs absurdes, on a 4 paires de chaussons plus une 5e pour la salle de naissance (c'est bien connu, l'alimentation de base du nouveau-né c'est la laine tricotée, vous ne saviez pas ?), 3 sorties de bain (parce que c'est krè krè sale un bébé, 'faut bien le baigner 3 fois par jour ma bonne dame !), 3 parures de berceau (je rêve, ils ne fournissent même pas les draps du bébé en clinique !!), un peigne et une brosse à cheveux pour le bébé qu'il faut avoir en salle de naissance (ok, Coléo a des cheveux, on l'a vu à l'écho, mais elle va pas naître avec des nattes non-plus !), et un brumisateur d'eau (pour moi dans la salle de naissance, ben oui, puisque j'ai pas le droit de boire ! portenawouak...).

Passons au sujet du jour, le bébé donc. Pour les soins, j'avais déjà sur l'ordonnance la consigne d'acheter de la teinture mère de calendula. Il nous faut aussi acheter du coton (le truc de base vendu en accordéon), et... de la ficelle à rôti :-D. Pour clamper le cordon ! Je trouve ça excellent, et finalement bien plus pratique que ces énormes pinces en plastique qui doivent être bien gênantes à ranger dans la couche. Les soins du cordon se font jusqu'à 3-4 jour après la chute du bidule, et il suffit d'appliquer un peu de teinture mère, sans ajouter de pansement ou de bandage, la couche protège suffisamment.
Et puis j'ai aussi noté que 3 jours après la naissance, la sage-femme fera une prise de sang à Coléo (juste une petite piqûre au talon) pour le test de Guthrie, qui permet de dépister 5 pathologies métaboliques ou génétiques (la phénylcétonurie, l'hypothyroÏdie congénitale, l'hyperplasie congéniyale des surrénales, la drépanocytose (dans certains cas), et la mucoviscidose). Le test n'est pas obligatoire, mais quand même très recommandé. Si le laboratoire ne donne pas de nouvelles sous 15 jours, c'est que tout va bien (info trouvées sur Yahoo Questions Réponses).

-*-
Mardi dernier, j'avais une séance en groupe, où on devait "imaginer l'accouchement". Finalement, on a fait une séance de sophrologie, c'était une première pour moi. C'est un moment assez agréable, à se détendre et faire attention à sa respiration. Et à un moment, on a imaginé les premières heures après la naissance, où on tient notre bébé dans les bras. Bien sûr je me voyais dans ma chambre, avec mes draps préférés, et ma petite puce contre moi... un sourire s'est dessiné tout seul sur mes lèvres, et j'ai eu les larmes aux yeux. C'était un moment très fort...

Voilà ! J'ai rattrapé tout mon retard de choses à dire. Enfin, pour l'essentiel... ;-)
Prochain RDV avec la sage-femme mardi prochain, et d'ici là peut-être quelques états d'âmes !

Posté par petit_scarabee à 17:41 - Suivi médical - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :
« Accueil  1  2  3   Page suivante »