04 septembre 2008
Et les vaccins alors ?
Certains on peut-être remarqué que je n'ai pas encore parlé des visites chez le pédiatre et de ces incontournables vaccins qui les accompagnent. C'est tout simplement parce que :
1- nous n'avons pas de pédiatre
2- Margaux, 3 mois, n'est pas vaccinée.
Quoiquoiquoi ? Mais comment une telle chose est-elle donc possible ?? Parce que si si, hein, c'est possible !
Et bien d'abord, je n'ai pas choisi de pédiatre parce que, pour moi, le pédiatre est à l'enfant ce que le gynéco est à la femme enceinte : un spécialiste à consulter en cas de problème. Et des problèmes de santé, Margaux n'en a pas, merci de vous en inquiéter (non non, ne pas faire ses nuits à 3 mois n'est pas un problème de santé ! :-p). Mais que la populasse se rassure, je "montre" quand même mon bébé à un médecin (bien que je m'en passerais volontiers, mais disons que je coopère un minimum avec le système). Le médecin que j'ai choisi est tout simplement ma généraliste, à orientation homéopathie et acupuncture, dont la position concernant les vaccins me convient à merveille : "le moins possible, le plus tard possible". Et c'est donc pour cette raison que je l'ai choisie pour ma fille, pour ne pas avoir à me battre, pour avoir quelqu'un "de mon côté" et en qui je puisse avoir confiance, car elle est honnête ET renseignée concernant la fabrication et les conséquences des vaccins.
Dooonc, Margaux n'a encore jamais reçu de vaccin, et n'en recevra pas avant ses 9 mois, puisque la vaccination DTP (la seule légalement obligatoire, mais bien entendu, ce n'est pas spécifié sur le carnet de santé...) doit être faite pour le premier anniversaire de l'enfant, en 3 injections (9+3 = 12, bravo, vous avez tout compris). Obligation avant 1 an, c'est ce que m'a dit mon médecin, mais je viens de trouver 18 mois comme limite, sur le web... Quid ?
Pourquoi refuser de vacciner ma fille "comme tout le monde" ? Parce que ça fait déjà quelques temps que je sais que les vaccins contiennent des métaux lourds, qui sont transmis de générations en générations (de mère en fille donc), et que nous n'avons aucun recul quant aux conséquences de cette accumulation de sal...ries dans nos organismes. Ça, et sans compter les risques d'effets secondaires dont on parle rarement, c'est la raison personnelle et purement sanitaire qui me fera refuser tout vaccin non-obligatoire, voire refuser toute vaccination purement et simplement si j'ai assez de cran pour ça, on verra en temps et en heure (mais ça implique de s'inscrire dans l'illégalité, au risque de perdre temporairement son autorité parentale le temps de vacciner la pépette, ou alors de mentir effrontément avec l'aide d'un médecin conciliant, ce qui a d'autres conséquences). Je précise, bien sûr, que je peux me permettre d'avoir cette conviction parce que nous vivons dans un pays où le niveau d'hygiène est excellent ; il est évident que si nous étions amenés à aller dans des pays moins favorisés au niveau sanitaire, je reconsidérerai ma position.
Et puis il y a aussi le côté un peu "militant", car je suis écoeurée des manoeuvres utilisées par les labos pour faire flipper la populasse (ça vous dit quelque chose le slogan "la rougeole c'est bénin, sauf quand c'est grave" ? vous trouvez ça honnête de jouer comme ça sur la peur des gens ?) et désinformer les médecins pour refourguer leur cam', sans autre soucis que de se remplir les poches. Parce que non, il ne faut pas croire que leur objectif soit d'éradiquer ces maladies qui tuent les pov' ch'tis n'enfants. Si ça avait été effectivement le cas, on n'aurait pas investi autant dans la recherche, et on aurait utilisé tout cet argent à améliorer les conditions d'hygiène des pays pauvres. Mais ça, ma bonne dame, ça ne rapporte pas un kopeck...
Bien sûr, je ne pourrai pas changer le monde, mais j'ai au moins le pouvoir de protéger la santé de ma fille (et encore, pas complètement, vu l'air que nous lui faisons respirer...).
Si le sujet vous interpelle, et parce que les arguments contre les vaccins ne manquent pas, vous pouvez aller lire le chapitre sur les vaccins du site "Des enfants sains... même sans médecin", et/ou lire ce petit bouquin bien écrit et très accessible :

31 mai 2008
On joue les prolongations
Cette fin de grossesse est pleine de rebondissements, "comme dans un bon film" me disait Bousier tout à l'heure. Mais là, c'est même plus du Hitchcock, c'est carrément du M. Night Shyamalan !
"Petit" résumé de cette semaine où j'ai pris un peu de recul par rapport au web, la pression étant trop forte pour mes frêles épaules.
J'ai subi 4 monitoring cette semaine. Lundi et mercredi avec une 3e sage-femme, différente des 2 que j'avais vu la semaine dernière. Elle a été assez dure avec moi mercredi, me disant que j'avais déjà de la chance de ne pas être déclenchée vendredi mais seulement lundi, grâce à la "grande mansuétude" du médecin de garde (pour la simple raison qu'ils ne déclenchent pas le dimanche, merci le calendrier). Selon elle il fallait que je revienne dans la réalité, qu'on ne pouvait pas se permettre d'attendre un quelconque signe de faiblesse du bébé parce que ce serait déjà trop tard à ce moment là. Sous entendu que j'étais une grosse égoïste, limite mauvaise mère, à continuer à espérer une naissance naturelle, et à ne pas penser au bien-être de mon bébé avant tout. Son discours était très culpabilisant en fait, dans le même genre que ceux qu'on sert pour justifier les vaccinations massives ou d'autres gestes médicaux abusifs (genre l'épisiotomie ou la désobstruction des voies du bébé) : "et s'il arrivait quelque chose ?!?". Et moi j'aurais aimé répondre "oui, mais si tout allait bien ?!!?". D'ailleurs elle nous a aussi dit qu'elle n'avait pas envie de finir en prison. Donc c'était un discours ultra-sécuritaire, "on applique la procédure à la lettre", et à aucun moment elle ne prenait en compte les particularités de ma situation.
La soirée à été particulièrement difficile, d'autant plus que Bousier avait été sensible à son discours (qui ne le serait pas, en entendant que son enfant risque de payer le prix fort ? moi-même j'ai beaucoup douté), et il m'a fallu beaucoup d'efforts pour lui montrer que mon refus n'était pas issu d'un entêtement obstiné et égoïste, mais bien du soucis de faire le meilleur choix pour notre bébé, car il existe des risques réels liés à cette pratique médicale, risques que la sage-femme n'a du reste pas du tout abordés. D'autant plus que j'en étais arrivée à un point de saturation tel que j'étais prête à accepter le déclenchement pour mon propre confort, tellement j'avais envie d'en terminer avec tout ça. Mais je savais qu'en acceptant pour cette raison, je m'en serais voulu longtemps après coup, parce que pour moi cela revenait à ne pas reconnaître le besoin de Coléo de rester au chaud encore un peu (sans compter que, qui dit déclenchement, dit contractions beaucoup plus fortes, et j'aurais demandé la péridurale pour au moins être plus en forme pour accueillir mon bébé... mais ça aussi ça implique certains risques). On fait mieux comme départ dans la vie...
Grosse fatigue nerveuse donc, liée à toutes ces heures de route et d'attente engendrées par les visites à la clinique, et aussi au fait que ce projet d'AAD était définitivement enterré. Et je vous passe les heures de questionnement et de prise de tête autour de ma responsabilité dans tout ça, à chercher ce que je devais y comprendre, à me demander pourquoi ce bébé ne voulait pas venir, etc, etc.
Vendredi, j'étais totalement résignée, prête à accepter le déclenchement pour en finir "enfin", tout en ayant le sentiment que ce n'était pas forcément le meilleur choix pour Coléo. J'avais donc quand même quelques questions en réserve, histoire de ne pas avoir l'impression de suivre l'avis du médecin tel un mouton, mais plus aucune envie de me battre. Et là, on retombe sur la sage-femme du week-end dernier, celle qui avait recalculé mon terme. Je lui ai fait part de mon sentiment d'être prisonnière du carcan protocolaire, et timidement demandé pourquoi je n'avais pas eu d'autre échographie (puisque celle qu'on avait faite n'était finalement plus vraiment valable puisque réalisée avant le terme). Associé à sa connaissance de notre projet de naissance et au fait qu'elle est copine avec notre sage-femme, ça lui a suffit pour tenter le nécessaire afin d'éviter le déclenchement. Une autre sage-femme m'aurait dit, après l'auscultation, de venir dimanche soir pour mon admission et la pose d'un gel de prostaglandine (pour ramollir le col, sinon on ne peut pas déclencher). Elle, au contraire, a examiné le planning du lendemain, vu que le médecin de garde était de celle qui sait faire preuve de souplesse, et m'a fixé RDV pour une échographie et un nouveau monito (pas question de me laisser 2 jours de suite dans la nature ; j'avais un peu les boules sur le coup, tellement j'avais besoin de calme et qu'on me laisse tranquille).
Ce matin donc, nouvelle matinée passée à la clinique, où les examens ont montré que tout allait bien pour Coléo ; elle se plaît dans son jacuzzi king size ! ;-) La gynéco est resté très vague sur les raisons de ce "non-accouchement", me disant qu'on ne pouvait pas fixer un terme de façon vraiment précise, mais que l'important était qu'il y avait largement assez de liquide amniotique pour le dépasser, le fameux terme. Et sur le fait que Coléo ne descende pas (et donc n'appuie pas sur le col, qui n'a donc aucune raison de s'ouvrir), et bien c'est parce que je n'ai pas assez de contractions fortes. Donc on continue le suivi et on laisse "mûrir" naturellement pour le moment. Mieux que Questions pour un Champignon, on a obtenu le droit de revenir en 3e semaine ! ;-)
J'essaie de faire de l'humour, mais je suis fatiguée de tout ça. Les heures d'attente, le fait de subir le yo-yo des échéances, d'être ballottée entre les différents avis médicaux... tout ça est réellement épuisant. Bien sûr je me réjouis d'avoir encore une chance d'accoucher naturellement, et surtout de laisser le temps à mon bébé de choisir son moment. Mais quelque part j'étais soulagée à l'idée de savoir que lundi dernier délai, je l'aurais tenue dans mes bras. Là, je repars pour une dose d'incertitude et de ballottage, et c'est éprouvant. C'est sûr que le lâcher prise n'est pas mon fort... hum hum. Mais je ne regrette pas, et je remercie cette gentille sage-femme de s'être battue pour moi, je n'en avais plus le courage.
On essaie de rester zen, donc. Je continue la sauge et les huiles essentielles, histoire de me dire que j'aurais vraiment tout fait pour éviter le déclenchement médical, et on essaie aussi l'haptonomie pour inciter Coléo à passer à l'étage inférieur.
Pffffou, et ben j'en avais des choses à dire (et encore... j'ai raccourci...) ! Je ne sais pas trop si je vais revenir ici très vite, ce suivi médical me met assez de pression pour ne pas que je m'en rajoute inutilement. En tout cas je missionnerai Bousier pour poster dès que possible après la naissance. Promis !
24 mai 2008
Suivi post-terme épisode 3
Encore mieux que Dallas, mes derniers jours de grossesse :-D ! Je suis sûre que même Lost et Heroes ne vous ont pas tenus autant en haleine ;-p (c'est dingue comme mes stat' ont augmenté depuis le début de la semaine...)
Nous étions donc de nouveau à la clinique tout à l'heure, pour un 3e monitoring, avec une autre sage-femme cette fois-ci. Pendant l'enregistrement, elle a pris le temps d'éplucher mon dossier, les échographies et tout, et a décidé de modifier mon terme, pour le mettre en cohérence avec l'écho faite jeudi, ma courbe de température, mais aussi les 3 échographies faites à 3, 5 et 7 mois, qui étaient plus en concordance avec ma date qu'avec celle de l'écho de datation. Résultat, je suis à terme ce WE en réalité, et pas depuis lundi dernier. Maintenant c'est écrit noir sur blanc, et on envisagera un éventuel déclenchement 2 jours après le 29 Mai (soit dans une semaine).
Cela dit, ce serait bien si Coléo se décidait avant, car son père a dû réclamer 3 jours de vacances supplémentaires à son boulot. Sinon il devait reprendre lundi, alors qu'il n'était bien sûr pas prévu sur les plannings... gloups. Donc on espère que d'ici là il pourra fournir un certificat de naissance, lui permettant d'enchaîner sur son congé paternité comme prévu.
Côté AAD, ma sage-femme nous laisse jusqu'à lundi, donc ça fait 2 jours de rab' de gagné. Et on avisera après le monito. Je ne m'attarde pas sur le sujet car je ne sais trop quoi en penser, la conversation au tel. était de très mauvaise qualité et je ne sais pas trop quel est son point de vue sur tout ça.
Voilou ! Ce soir je passe la soirée chez ma soeur, avec ma mère, pendant que Bousier participe aux 80 ans de sa grand-mère à 1h de route de chez nous. J'aurais presque pû y aller, mais je ne me sentais pas capable de faire autant de route si le travail se déclenchait, ni assez solide pour répondre aux commentaires de 50 personnes... Sans compter la fatigue induite par une soirée à la mode bourguignonne, c'est qu'ils sont couche-tard dans cette famille !
Voilou, tout va bien, et la sérénité regagne un peu du terrain. Et promis, je me repose !
22 mai 2008
Quand c'est pas cuit, c'est pas cuit !
De retour de nos RDV à la clinique. Le monitoring avec la sage-femme s'est bien passé, juste 2 contractions et rien à signaler. J'ai réussi à passer outre le toucher vaginal, en pensant que le gynéco le ferait, ce qu'il n'a pas fait... chouette ! Ensuite on a donc vu le gynéco, qui a fait une échographie pour mesurer la quantité restante de liquide amniotique. Alors autant vous dire tout de suite que si j'ai un gros ventre, c'est qu'en réalité je suis pleine de flotte !! :-D
Il a mesuré les 4 "citernes" qui entourent le bébé, et au total j'ai un "index amniotique" de 22 cm. Normalement, on commence à s'inquiéter quand on est au-dessous de 7... Autant dire que le déclenchement est tout de suite devenu beaucoup moins réaliste... D'ailleurs, le gynéco a même remis en cause la date présumée d'accouchement, qui avait été fixée par échographie de datation fin septembre. Et quand je lui ai dit que selon ma courbe de température la grossesse datait du 28 août, il a répondu qu'effectivement, on aurait bien pu me laisser tranquille jusqu'à la fin de la semaine...
Ça, ça me met très en colère contre mon gynéco de ville, ma sage-femme et cet échographiste antipathique, car aucun n'avait voulu prendre en compte ma courbe à l'époque. Résultat, tout est fondé sur une fausse évaluation et je me serais bien évité les larmes de ces derniers jours. Sans compter que ça troue allègrement la sécu, à coup de 30€ le monito tous les 2 jours, sans compter le rallongement du congé mat'... Parce que même si Coléo est encore à son aise, qu'elle bouge beaucoup et se porte comme un charme, et bien une fois mis le doigt dans l'engrenage du suivi post-terme, on ne peut plus en sortir !
Médicalement parlant, il n'y avait aucune raison de me refaire venir samedi. Et pourtant j'ai quand même droit à un RDV, car c'est légalement parlant que ça pose problème. S'il y a un souci à la naissance, le juge relèvera que je n'ai pas été surveillée tous les 2 jours, et si je ne viens pas de ma propre volonté, et bien ça retombera quand même sur le dos de la clinique ! L'examen n'entraînant qu'une perte de temps et un décalage dans ma trésorerie, je n'ai pas cherché à aller plus loin dans la rebellion, je peux faire cet effort... Mais je saurai que pour la prochaine fois, mieux vaut carrément mentir sur la date des dernières règles !
Maintenant il faut que j'appelle ma sage-femme, déjà pour la tenir au courant, et voir si elle ne me donnerait pas un peu de rab' par rapport à la date butoir pour accoucher à la maison. Ce serait vraiment trop bête quand même...
Sinon, on a eu droit à un beau profil de Miss Coléo qui ne se cachait plus dans le placenta, on l'a même vu têter (pas son pouce, peut-être le vide ou le cordon ?). Petite photo (bon, elle fait un peu la gueule, mais le gynéco n'était pas d'une grande douceur avec sa sonde, moi j'aurais fait la même tête !) :
(désolée pour la piètre qualité due à mon téléphone, j'ai super la flemme d'aller jusqu'au scanner).
Estimation du poids : 3 kg et des poussières, comme prévu ! (chouette, j'avais un peu peur de la sortie, quand même... huhuhu).
Et puis en sortant, on a bien rigolé, parce que j'avais faim, mais qu'à côté de la machine à café, ce n'est pas des barres chocolatées qu'ils vendaient, mais ça :
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PS : merci pour vos petits commentaires de ces derniers jours, je sais qu'ils partent tous d'une bonne intention. Mais je dois avouer que les "tiens, elle a pas encore posté aujourd'hui" m'agacent un poil, ça me remet dans cette attente dont j'essaie de me détacher. Je sais que vous attendez des nouvelles avec impatience, mais j'ai aussi une vie à côté de mon blog ;-) Et puis quand je sentirai le travail commencer, il y a des chances que je prenne le temps de mettre un petit quelque chose par ici, je ne vais pas la pondre en 20mn ma coccinelle ; alors vous ne serez pas les derniers au courant ;-D
20 mai 2008
Engrenage
Voilà, j'ai aujourd'hui mis le doigt dans l'engrenage du suivi post-terme. Après avis de ma sage-femme ce matin, je suis allée à la clinique pour un RDV de suivi : auscultation, monito, analyse d'urine, prise de tension.
Le col est toujours long et fermé, et ce qui me surprend un peu, bébé est toujours bien haut. Pas de problème au niveau de sa position ni de mon bassin. Côté analyses, tout va bien, tension OK. Après 45 mn d'enregistrement et plusieurs contractions, bébé va très bien, gigote beaucoup, au point d'avoir échappé au capteur plusieurs fois (j'ai eu droit à un "mouvements foetaux +++"). Prochain RDV fixé à jeudi, avec un nouvel enregistrement (noter de prendre un bouquin cette fois...) et une échographie avec le gynéco (pour mesurer la quantité de liquide je crois). Je suis prête à me battre bec et ongles pour refuser un déclenchement chimique tant qu'on n'a pas de signes que bébé vit mal ces derniers jours au chaud. Après tout je ne suis pas une machine, et si mon bébé va bien, je ne vois aucune raison d'intervenir. Mais on n'en est pas encore là...
Je suis envahie à la fois par la tristesse et la colère (surtout après le paiement de la facture, en constatant qu'elle ne prenait même pas la carte vitale, j'en ai un peu ras le bol de raquer là...). Je ne suis pas du tout prête à faire une croix sur l'AAD, même si j'entends bien les arguments d'ordre sécuritaire. Dur dur de lâcher prise en réalité. J'ai passé 3h cette nuit à pleurer à chaudes larmes, à me demander ce qui pouvait bien clocher chez moi alors que j'ai vraiment l'impression d'être prête à accueillir notre pitchoune. Je craque complètement et je ne vois pas d'issue, c'est dur. Et en même temps j'ai envie de faire confiance à mon corps et à mon bébé, les choses n'arrivent pas par hasard et la nature est bien faite (d'ailleurs à ce sujet, la sage-femme de la clinique m'a dit que les contractions non-douloureuses n'étaient pas inutiles, j'ai apprécié sa gentillesse et son intention de me rassurer).
Bon, c'est un peu embrouillé dans ma tête là, je vais essayer de dormir un peu avant d'aller au Qi Gong (c'est ma prof qui va être surprise de me voir...), puis au ciné pour me changer les idées. Et demain matin, j'accompagne Bousier à la première séance d'Indiana Jones. Il rêve que je perde les eaux pendant le fameux générique tin-tintintiiiiiin-tin-tintiiin... (portenawouak ce Bousier...).
Ohhhh, les belles contractions ! (mouarf, même pô mal)
05 mai 2008
Visite du 9e mois
Cet après-midi j'avais RDV pour la visite du 9e mois, la dernière ! Enfin presque, j'ai encore une scéance de préparation prévue avec ma sage-femme la semaine prochaine.
Le médecin a vaguement reparlé du projet de naissance : 'va falloir ruser pour manger pendant le travail, je le sens... (mais j'men fous, t'façon j'irai pas, na !). Il m'a demandée si j'avais bien vu les positions d'accouchement avec ma sage-femme, et m'a appris qu'à son grand damn, les jeunes SF de la clinique avaient malheureusement tendance à orienter vers la position "pieds dans les étriers", pour pouvoir mieux surveiller le périnée. J'étais très étonnée, je m'attendais plutôt à l'inverse : les vieux faisant selon la vieille école et les jeunes étant enfin au courant des dommages causés par cette position, mais apparemment ce n'est pas le cas... Il m'a fait rire en m'annonçant qu'il irait donner des cours quand il sera à la retraite !
Examen gynéco : bébé est très bien placée (niveau orientation), encore haute et le col est fermé. Alors pour ceux qui se posaient la question (genre ma mère, ma soeur, ma belle-mère, mes collègues...) :
C'EST PAS POUR DEMAIN !
J'ai même un peu peur de dépasser le terme et de subir la pression de la clinique (si c'est pas fait le 19, il faut que je vienne pour faire un contrôle...). Mais bon, d'ici là les choses ont le temps d'évoluer, et j'ai quelques outils de médecine chinoise et d'aromathérapie à ma disposition avant de tomber dans l'artillerie lourde. Et puis j'ai encore des trucs à faire, et les vitres de notre appart' sont dégueux, ça tombe bien ! :-D
24 avril 2008
2 en 1
Petit retour sur les 2 dernières visites chez ma sage-femme.
-*-
Il y a une dizaine de jours, nous avions une séance individuelle, mais pas d'haptonomie cette fois. Le but était de parler du bébé et des premiers soins.
J'ai commencé à poser les questions que j'avais listé les jours précédents. Et j'ai appris que :
- oui, le bébé qui se présente dos à droite ça peut être plus douloureux, ça fait mal au dos surtout (celui de la maman, hein). La sage-femme a confirmé ce que j'avais lu, il faut profiter de la gravité pour l'aider à se tourner de l'autre côté ; on peut par exemple s'aider du ballon pour trouver une position confortable en étant penchée en avant
- on ne parle pas du souffle ou de la poussée dans le cadre de l'haptonomie. Je suis donc bien contente d'avoir mes acquis de Qi Gong, je pense que ça va bien m'aider à conserver une respiration abdominale profonde et maîtrisée
- au niveau tenue vestimentaire pour l'accouchement, ça peut être pas mal d'avoir une grande chemise, pour avoir bébé en peau à peau et le couvrir en même temps. Ça tombe bien, j'ai gardé les vieilles chemises de Bousier, je pensais en faire des lingettes ! Sinon, c'est aussi une bonne idée de prévoir un gilet pour si j'ai froid, mais pas un truc trop long dans lequel je serais empêtrée. Il y a aussi des chances que je finisse l'accouchement sans aucun habit.
- on a aussi passé en revue la liste de choses à prévoir, fournie par la maternité, parce que certaines choses m'étaient inconnues, et d'autres me paraissaient absurdes. Dans les inconnues, le savon liquide "Saforelle" (le savon d'Alep, ça ira aussi très bien, en fait leur truc c'est pour "l'hygiène intime"), et le "Bepanthène onguent" (c'est pour l'allaitement, mieux vaut prendre de la lanoline pure en fait, il en existe plusieurs marques, et c'est seulement si l'application de lait maternel n'est pas suffisante pour éviter les crevasses, donc je ne l'achèterai je n'enverrai Bousier en acheter qu'en cas de besoin car j'ai déjà 2 échantillons). Dans les trucs absurdes, on a 4 paires de chaussons plus une 5e pour la salle de naissance (c'est bien connu, l'alimentation de base du nouveau-né c'est la laine tricotée, vous ne saviez pas ?), 3 sorties de bain (parce que c'est krè krè sale un bébé, 'faut bien le baigner 3 fois par jour ma bonne dame !), 3 parures de berceau (je rêve, ils ne fournissent même pas les draps du bébé en clinique !!), un peigne et une brosse à cheveux pour le bébé qu'il faut avoir en salle de naissance (ok, Coléo a des cheveux, on l'a vu à l'écho, mais elle va pas naître avec des nattes non-plus !), et un brumisateur d'eau (pour moi dans la salle de naissance, ben oui, puisque j'ai pas le droit de boire ! portenawouak...).
Passons au sujet du jour, le bébé donc. Pour les soins, j'avais déjà sur l'ordonnance la consigne d'acheter de la teinture mère de calendula. Il nous faut aussi acheter du coton (le truc de base vendu en accordéon), et... de la ficelle à rôti :-D. Pour clamper le cordon ! Je trouve ça excellent, et finalement bien plus pratique que ces énormes pinces en plastique qui doivent être bien gênantes à ranger dans la couche. Les soins du cordon se font jusqu'à 3-4 jour après la chute du bidule, et il suffit d'appliquer un peu de teinture mère, sans ajouter de pansement ou de bandage, la couche protège suffisamment.
Et puis j'ai aussi noté que 3 jours après la naissance, la sage-femme fera une prise de sang à Coléo (juste une petite piqûre au talon) pour le test de Guthrie, qui permet de dépister 5 pathologies métaboliques ou génétiques (la phénylcétonurie, l'hypothyroÏdie congénitale, l'hyperplasie congéniyale des surrénales, la drépanocytose (dans certains cas), et la mucoviscidose). Le test n'est pas obligatoire, mais quand même très recommandé. Si le laboratoire ne donne pas de nouvelles sous 15 jours, c'est que tout va bien (info trouvées sur Yahoo Questions Réponses).
-*-
Mardi dernier, j'avais une séance en groupe, où on devait "imaginer l'accouchement". Finalement, on a fait une séance de sophrologie, c'était une première pour moi. C'est un moment assez agréable, à se détendre et faire attention à sa respiration. Et à un moment, on a imaginé les premières heures après la naissance, où on tient notre bébé dans les bras. Bien sûr je me voyais dans ma chambre, avec mes draps préférés, et ma petite puce contre moi... un sourire s'est dessiné tout seul sur mes lèvres, et j'ai eu les larmes aux yeux. C'était un moment très fort...
Voilà ! J'ai rattrapé tout mon retard de choses à dire. Enfin, pour l'essentiel... ;-)
Prochain RDV avec la sage-femme mardi prochain, et d'ici là peut-être quelques états d'âmes !
09 avril 2008
Préparation - les suites de couches
Aujourd'hui, nouvelle séance de groupe, sur les suites de couches cette fois. Nous étions 4 futures mamans, mais j'étais la seule à avoir un projet d'AAD.
Comme la dernière fois, la sage-femme a commencé par nous demander de nos nouvelles, alors j'ai raconté un peu notre visite du 8e mois à la clinique, et elle a halluciné sur l'attitude de l'anesthésiste concernant l'alimentation pendant le travail. En gros, il m'a bien embrouillée et a fait ce qu'elle a qualifié "d'abus de pouvoir"... ! D'après elle, s'il y a un risque pour la vie de la patiente, ils "vidangent" l'estomac, et puis sans vouloir "gruger", il est tout à fait possible que j'aille au restaurant sans "préméditation" et que j'accouche 2h plus tard, donc les arguments ne tiennent pas (parce qu'il me disait que je n'avais pas intérêt à me précipiter à manger une choucroute à la maison avant de partir pour la clinique...). Elle m'a conseillée de prévoir des sucres rapides genre compote de pomme en gourde.
Les suites de couches donc. 2 choses importantes à faire rapidement après l'accouchement : se lever (d'abord s'asseoir au bord du lit et se lever si ça ne tourne pas ; à ne faire qu'en présence de quelqu'un), et uriner (en essayant de retenir le jet - même si ça ne va pas marcher - parce que si la vessie se vide trop vite on peut tomber dans les pommes).
A chaque fois qu'on va aux toilettes, il faut bien penser à rincer le périnée, et le sécher avec un linge (le sèche-cheveux c'est pas terrible parce que ça desséche justement). Il faut veiller à ce que cette zone reste bien propre.
Les saignements vont durer 3 semaines à 1 mois, seront très abondants les premiers jours (ne pas hésiter à mettre 2 garnitures !), puis vont se calmer et peuvent revenir un peu plus fort 10 jours après. C'est également normal de saigner pendant l'allaitement. Pendant tout le temps des saignements il ne faut pas prendre de bain pour éviter le risque infectieux.
A la sortie de la clinique, il y a une visite de prévue pour parler contraception, et éventuellement prendre une micro-pilule. Ce sujet est important puisque le retour de couches ne se fait qu'après une première ovulation qui passe "inaperçue", donc il vaut mieux être sûre de son coup.
En ce qui me concerne, cette visite aura lieu 1 semaine après l'accouchement, chez moi. La sage-femme viendra aussi me voir pendant les 3 jours qui suivent l'accouchement.
Voilà ! Ça n'a rien de passionnant, mais on trouve tellement peu de choses sur ce sujet que je me suis dit que ça pourrait servir à d'autres qui se posaient des questions comme moi.
En sortant de la consultation, je suis allée faire les premiers achats importants pour préparer l'arrivée de Coléo (nan, parce que les vêtements ça compte pas vraiment hein !) :
En détails, ça se passe là.
05 avril 2008
Notre projet de naissance
Voici notre projet de naissance, et les commentaires du gynéco.
Je vis actuellement les dernières semaines d’une grossesse qui s’est bien déroulée, sans pathologie particulière mis à part un petit soucis de circulation aux pieds. Je désire plus que tout que la naissance de notre bébé se déroule de façon la plus naturelle possible, comme une continuité de ce que nous vivons depuis ces quelques mois, sans intervention extérieure qui pourrait perturber le déroulement normal et physiologique de cet accouchement.
Bien entendu, j’ai conscience que des imprévus puissent survenir le jour J, et si ma survie ou celle du bébé était en jeu, certains de mes désirs pourraient ne pas être compatibles avec des gestes médicaux indispensables. Dans ce cas, mon mari et moi souhaitons être consultés et informés par l’équipe médicale afin de prendre la décision qui nous conviendrait le mieux.
Voici donc les points importants pour moi, à prendre en compte dans la mesure du possible, ou que nous pourrons, je l’espère, discuter s’ils entraient en conflit avec les protocoles appliqués dans votre structure.
Pendant le travail :
- je ne souhaite pas être rasée (vulve) - ils ne rasent pas, ils tondent, et seulement pour les césariennes, donc le haut du pubis
- je refuse la pose d’une perfusion d’office à mon arrivée, et je ne souhaite pas que l’on m’administre d’hormones de synthèse - pas de perf', mais quand même une voie veineuse. L'administration d'hormones ne se fait qu'en cas de déclenchement, si le terme est trop dépassé, ou si les eaux ont été perdues il y a trop longtemps (12h je crois)
- je souhaite que le monitoring ne soit pas systématique ou continu - systématique à notre arrivée, mais pas continu, et on peut continuer à bouger pendant l'enregistrement
- je souhaite être libre de mes mouvements tout au long du travail, qu’il ne soit pas ralenti ou accéléré artificiellement, et que la position d'accouchement ne me soit pas imposée
- je souhaite accoucher sans péridurale, ni sonde urinaire
- je ne souhaite pas que la poche des eaux soit rompue artificiellement - ils ne le font que dans certains cas particuliers, mais j'ai oublié lesquels
- je souhaite être consultée en cas d’administration d’un quelconque médicament
- je souhaite éviter l'épisiotomie - ils ne la font que s'il faut sortir le bébé rapidement et qu'on n'a pas le temps d'attendre que le périnée s'assouplisse de lui-même. Mieux vaut l'épisio que la déchirure complète
- je souhaite pouvoir continuer à m’alimenter et me désaltérer si j’en ressens le besoin - ok mais pas jusqu'à la fin ; pour l'anesthésiste c'est "niet" du moment qu'on rentre dans la salle de travail
- je souhaite que mon mari soit toujours présent à mes côtés, et que notre intimité soit respectée pour que l’on vive pleinement cet évènement unique
- je souhaite que mon bébé soit pris dès sa sortie par son papa ou moi-même, en fonction de ce que permettra la position que j’aurais choisie à cet instant
- nous souhaitons être consultés sur les actes médicaux qu’il pourrait être nécessaire de pratiquer, et en cas de difficultés, nous souhaitons recevoir des informations claires sur les solutions médicales envisageables (article L 1111-4 du code de la Santé Publique, "aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé du patient. Ce consentement peut être retiré à tout moment".)
A la naissance :
- je souhaite avoir notre bébé en peau-à-peau dés son arrivée, et que le test d’APGAR soit réalisé sur moi
- je souhaite que le cordon ombilical ne soit clampé que lorsqu'il aura fini de battre, et qu’il soit coupé par le papa - à voir sur le moment, le bébé risque de recevoir trop de sang, ou d'en perdre si la circulation se fait dans l'autre sens
- je souhaite que le placenta soit expulsé lui aussi naturellement - OK -, et je ne souhaite donc pas recevoir d’administration d’hormones de synthèse à ce moment - ils font une injection systématique pour réduire les risques d'hémorragie (qui passent ainsi de 16% à 4%)
- je souhaite que notre bébé puisse téter le plus tôt possible car j’ai le désir de l’allaiter exclusivement au sein, comme le recommande l’OMS. Aussi, je vous remercie de ne pas lui proposer de tétine, ni de biberon d'eau glucosée ou de lait artificiel, et de me permettre de tirer mon lait si pour une quelconque raison la mise au sein n’était pas possible
- je souhaite que les premiers soins (pesée, mesure, bain…) soient repoussés de quelques heures au moins, et pouvoir y participer, ou tout du moins y assister. Le papa souhaite également être présent. Nous ne souhaitons qu'aucune manipulation intrusive ne soit pratiquée sur notre enfant - la pesée ne se fait pas dans la salle d'accouchement, ils la font environ 2h après la naissance, généralement pendant la délivrance.
Après la naissance :
- j’envisage de quitter la maternité rapidement, si mon état de santé et celui de mon bébé le permettent. J’ai été suivie tout au long de ma grossesse par Mme C., qui sera disponible pour prendre le relais pour les suites de couches. Nous envisageons de consulter le Dr M. pour la consultation pédiatrique à effectuer sous 8 jours.
- en cas de séjour à la maternité, je souhaite bénéficier d’une chambre seule, et ne pas être séparée de mon bébé la nuit
En cas de césarienne :
Bien entendu, nous souhaitons que tout soit mis en oeuvre pour éviter une telle éventualité. Si la césarienne devient nécessaire, je souhaite avoir la possibilité d’assister à la naissance, grâce à une anesthésie locale, et que mon mari soit présent dans la mesure du possible. Lors de celle-ci, je souhaite que le champ opératoire soit baissé à la fin de l’intervention et que nous puissions prendre contact avec notre bébé dans des conditions semblables à celle d’un accouchement par voie basse. Si un peau-à-peau n’est pas envisageable avec moi, je souhaite que mon mari puisse prendre le relais jusqu’à ce que je sois de nouveau disponible pour accueillir notre enfant. Pas de problème, le papa est accepté au bloc !
Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à notre projet, et restons ouverts à toute suggestion de la part de votre équipe.
04 avril 2008
Visite du 8e mois
Qui dit visite du 8e mois, dit visite avec l'obstétricien et l'anesthésiste, et donc mettre les pieds à la clinique. Il était temps me direz-vous ! Et bien j'ai beau avoir choisi une clinique réputée pour son approche respectueuse de la naissance, ils ont beau avoir une jolie déco dans les salles d'accouchement, ça reste un hôpital, et ça ne me fait pas du tout envie d'aller accoucher là-bas...
Nous sommes arrivés un peu en avance sur l'heure de RDV pour pouvoir visiter ; et si les 2 salles d'accouchement "classiques" étaient occupées, nous avons pu voir la 3e salle qui permet d'accoucher dans l'eau. J'ai été très frappée par l'odeur, un mélange d'hôpital et de chlore, bof bof. Des murs bleu nuancés de nuages et une hauteur sous plafond digne d'un gymnase, je m'y suis sentie toute petite. La moitié de la salle était occupée par la "piscine", un espèce de jacuzzi pour 6 (mais sans les bulles !) ; et une "table d'accouchement" était juste à côté. La sage-femme nous a précisé que la lumière pouvait y être tamisée, mais cette salle sans fenêtre m'a donné un vague sentiment d'étouffement en fait. N'ayant pas vu les 2 autres salles, je ne sais pas si elles sont "mieux", mais dans le cas où on finit à la clinique, je crois que je choisirai la piscine, c'est tellement agréable d'être dans l'eau quand on est enceinte ! La visite a donc été rapide, mais je suis contente d'avoir eu un petit aperçut.
Rencontre avec le gynéco donc, qui s'est super bien passée. Il était très à l'écoute, et a bien pris le temps de discuter notre projet de naissance et répondre à mes questions. Notre projet de naissance ne l'a pas fait bondir, mais il y a quand même quelques points non-négociables :
- pose d'une voie veineuse à l'arrivée (mais pas de perf' d'office) et monito obligatoire pendant un moment (mais ambulatoire),
- prise d'un cachet "anti-acide" toutes les 4 heures (pour éviter des problèmes gastriques, apparemment ça peut être dangereux, mais j'ai pas tout compris),
- injection d'ocytocine après la naissance pour réduire les risques d'hémorragie (ce qui permet de passer de 16% à 4% d'hémorragies quand même - mais la délivrance elle-même n'est pas dirigée),
- pesée et mesure du bébé assez "rapidement", (souvent pendant la délivrance pour permettre au papa d'aller "faire un tour" pendant ce temps pour accompagner la crevette).
Quelques points seront eux à discuter sur le moment, comme le clampage du cordon avant ou pas qu'il n'ai cessé de battre (le bébé risque de recevoir trop de sang, ou d'en perdre si le flux va dans l'autre sens), ou la possibilité de s'alimenter pendant le travail. J'ai été très agréablement surprise de savoir que le futur papa est présent même en cas de césarienne, et que la plupart de ces interventions se font sous péridurale, même en urgence. Du coup il m'a presque donné envie d'accoucher avec lui dites-donc !
La consultation a aussi inclut une brève écoute du coeur de Coléo, la vérification qu'elle avait bien la tête en bas (et il m'a montré comment palper pour repérer sa tête, son dos ou ses fesses, mais il faut carrément appuyer, et je n'ose pas trop), un prélèvement vaginal pour vérifier la présence de streptocoques (ne me demandez pas ce qu'il se passe si je suis porteuse, il n'a pas répondu à ma question), et la vérification du col (toujours impec').
Passons à l'anesthésiste maintenant. Ça s'est tout aussi bien passé, même s'il était un peu plus brusque : pour lui, à partir du moment où je mets un pied en salle de travail, j'ai interdiction de manger ou de boire... ! (alors que le gynéco avait dit que c'était possible jusqu'à un certain stade de dilatation). Par contre il est très respectueux du choix "péridurale ou pas", son rôle est d'être là au cas où, et ça ne lui pose pas de problème si on choisit de faire sans (et c'est moi qui décide, pas le papa ou la sage-femme). Il a insisté sur le fait que l'acte en lui-même n'était pas douloureux et qu'il ne fallait pas en avoir peur (parce que je lui ai parlé d'une mauvaise expérience de rachianesthésie). Quand je lui ai demandé si la péridurale entraînait la pose d'une sonde urinaire (ce que j'avais lu dans un livre), il a bondi sur son siège en me demandant si j'avais bien fait une préparation à l'accouchement... Hum, comment lui dire que oui, mais que la péridurale n'était pas forcément au programme des AAD ;-p ? Du coup je n'avais plus vraiment de question ensuite, de peur de vraiment passer pour... je ne sais pas en fait ; mais surtout, je crois qu'on se pose moins de questions sur quelque chose dont on n'envisage pas l'utilisation - j'espère ne pas regretter de rester mon ignorance... Pour finir, il m'a félicitée pour ma faible prise de poids (50kg -> 58kg à la balance du gynéco ce jour, pour 1m60).
Je suis sortie assez contente de ces rendez-vous, mais aussi totalement convaincue que ma place pour cet accouchement était... à la maison. Depuis le début de la grossesse, je n'ai quasiment aucun problème, mis à part un mauvais retour veineux et lymphatique tout à fait "physiologique" (d'ailleurs l'anesthésiste a eu du mal à me croire quand je lui ai dit que je n'avais jamais eu d'infection urinaire, même pendant ces derniers mois, ou d'hémorroïdes, ou de problèmes de digestion...). Alors pourquoi vouloir finir cette aventure dans un hôpital ? Je ne m'explique pas ça de façon rationnelle, ça me paraît simplement totalement incongru. Je le ressens comme ça, c'est tout.





