03 juillet 2008
Allaitement 1 - Bib' 0
Non non, je ne vais pas faire du prosélytisme à vanter les mille et un avantages de l'allaitement comparé au biberon. De toute façon tout le monde sait que l'allaitement est ce qui a été prévu par la nature, et que le bib' n'est qu'une pâle imitation, mais qui rend bien des services et a même sauvé des vies.
Je voulais juste ajouter 2 avantages à l'allaitement, dont on ne parle jamais :
1 - ça fait une poitrine de rêve (et c'est un 85A qui vous parle, du haut de son 95C actuel :-D )
2 - c'est ma foi fort pratique pour les mamans tête-en-l'air qui partent le matin pour 2-3 heures en oubliant leurs clés, et se retrouvent à la rue jusqu'à 20h, heure où l'homme rentre de la mine. Comment ça, ça sent le vécu ? ;-) (ben oui, ça m'est arrivé pas plus tard qu'hier, et heureusement que j'étais partie avec quelques couches propres, quand même...)
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Bon, sinon ça va beaucoup mieux, la sérénité est revenue avec la pluie. J'avoue ne pas bien comprendre ce qui poussait ma fille à vouloir être collée à moi non-stop, et même portée dans l'écharpe, plutôt que posée "fraîchement" dans son lit, mais bon...
Les jours prochains, le soleil devrait revenir, mais en version un peu moins chaude, on va bien voir ce que ça va donner...
01 juillet 2008
Récit de naissance
Voilà le récit des 24h qui ont entouré la naissance de Margaux. C’est long (5 pages !), j’ai voulu noter tout ce dont je me souvenais avant que ça ne devienne un lointain souvenir ; j’avais déjà l’impression d’avoir oublié tout un tas de choses à peine 10 jours plus tard.
En résumé, j'ai donc accouché dans l'eau, à la clinique et non à la maison comme prévu, à cause du dépassement de terme. Tout s'est bien passé, au point que je n'ai eu aucune déchirure ni éraillure, après 12h de travail, mais seulement 6h de douleur réelle. Je ne regrette pas d'avoir "raté" l'AAD (comme on rate le bus), finalement je me demande si j'en aurais été capable... ne serait-ce qu'à cause de ces cris que je me suis autorisée à émettre à la clinique, que je n'aurais peut-être pas osés à cause des voisins... Et puis j'ai l'impression que l'haptonomie ne m'a pas servie, j'avoue regretter un peu cette préparation qui a été pour moi plus un accompagnement de la grossesse qu'une réelle préparation à l'accouchement ; en fait je ne me sentais pas bien préparée, peut-être était-ce la raison de ces multiples rebondissements les 2 dernières semaines de mai, peut-être mon bébé savait-il mieux que moi qu'il était préférable que cette naissance ne se passe pas "comme prévu" ?
En relisant "ma prose" 1 mois plus tard, je décide de ne rien enlever finalement. J’espère que ça ne fera pas "peur" aux futures mamans ; je me souviens avoir rencontré ce sentiment lorsque je lisais des récits qui évoquait la douleur. J’ai envie de dire à celles qui en ont peur, que la douleur d’un accouchement "naturel" n’a rien de comparable avec toute autre douleur (et je sais de quoi de parle, parole de cheville cassée !). On sait qu’elle va arriver, qu’elle va durer un certain temps, mais surtout on sait que plus elle s’intensifie et plus on se rapproche de ce moment magique qu’est la rencontre avec notre bébé. Le nombre d’heures passées à souffrir m’effrayait également. Mais pour avoir vécu un "travail" de 12h au total, vraiment douloureux pendant 6h, je peux affirmer qu’on ne voit vraiment pas le temps passer. Je dirais presque que tout ça s’est passé assez vite. L’important est de rester dans le moment présent, et de ne pas chercher à anticiper ce qui va suivre. Je terminerais en disant que chaque accouchement est unique, tout comme chaque femme et chaque grossesse le sont. Voici donc le mien, ce qui ne laissera préjuger en rien du vôtre…
27 juin 2008
On avance
Petit à petit, je commence à comprendre certaines choses...
Il y a 2 jours, c'était le summum, j'étais franchement au bord de la crise de nerf, à me dire que je n'étais peut-être pas faite, ou en tout cas pas prête, à être une maman (et je ne parle même pas d'être une "bonne" maman, s'il en est), que j'avais fait ce bébé pour faire plaisir à mon mari (3 ans qu'il attendait quand même...) mais qu'au fond de moi ce n'était peut-être pas ce qui me convenait... Bref, j'avais franchement envie de "jeter l'éponge", tout en sachant que c'était tout simplement impossible. J'ai même demandé un RDV rapide à mon ostéo, en désirant secrètement qu'elle "trouve quelque chose".
Et puis le "miracle" est arrivé, sans doute un court-circuit fugace a du activer pendant quelques secondes mon neurone de la "perfect mum". Au moment de nous coucher, la miss et moi, je l'ai observée un moment dans son lit, jusqu'à ce qu'elle commence à s'agiter dans un demi-sommeil. Là, au lieu d'attendre qu'elle se réveille complètement en hurlant, je l'ai immédiatement prise dans les bras pour la bercer, et pouf ! elle s'est rendormie illico. C'est là que j'ai percuté.
On m'avait toujours dit que les petits bébés avaient besoin de se sentir confinés, et qu'ils étaient perdus si on les mettaient dans un grand lit. J'avais remarqué que cette règle ne s'appliquait pas à Margaux les premiers jours, elle dormait beaucoup mieux le jour sur un grand pouf dans le salon, que la nuit dans son couffin. Je l'avais donc mise dans son lit à barreaux et ça allait mieux. Et bien il faut croire qu'elle a eu dernièrement connaissance de la règle et s'est mise à l'appliquer ! Parce qu'en la mettant dans son couffin de nouveau, elle a beaucoup mieux dormi. Voilà pourquoi elle ne dormait plus que dans l'écharpe, ou sur moi. 'Faut suivre hein ?!
Je crois que ses crises de pleurs sont essentiellement liées à des "difficultés" d'endormissement. Quand elle ne s'endort pas rapidement au sein, elle s'énerve et ça part très vite dans les tours. Comme si elle refusait de s'abandonner dans le sommeil. Maintenant que je comprends, j'accepte mieux ses pleurs. Cela dit quand je sens la fatigue me gagner, qu'il est presque 13h, que j'ai une lessive pas finie d'étendre et mon déjeuner qui refroidit, je sens bien que ma patience a une limite qui n'est pas si éloignée. J'en ai conscience, c'est une étape. Reste maintenant à repousser la limite, parce que ça ne fait que commencer...
Je ne sais pas si ce rapport au sommeil est "normal", si tous les bébés font ça, en tout cas je n'en suis pas inquiète. Juste... épuisée (et mon dos aussi). Cela dit, ça m'interpelle. Je sais que les enfants sont les révélateurs de leur parents, et du coup je me demande si elle ne me rappellerait pas, avec une certaine force, mon incapacité à lâcher prise...
Voilà donc 2 belles résolutions de mi-année (de toute façon, 'ya plus d'saisons, alors pourquoi pas des bonnes résolutions au 1er juillet ?) : apprendre à lâcher prise et repousser les limites de l'impatience.
Au fait, on a vu l'ostéo hier, RAS, la demoiselle est bien équilibrée (quoi que je ne sois plus très sûre que ce soit le mot qu'elle ait employé...).
Aller, zou, je profite que la miss dorme pour en faire autant !
25 juin 2008
Garder le cap
Groooosse fatigue en ce moment... La première semaine à la maison a été idyllique, avec un bébé qui ne se réveillait que pour manger toutes les 2h et se rendormait illico. Depuis, ça empire, et la chaleur qui a débarqué depuis quelques jours n'arrange pas les choses. J'évite de compter les tétées et de regarder l'heure pour ne pas prendre peur. Mais je continue à me battre contre les selles vertes, le résultat dépend des jours. Les nuits sont hachées menues, et depuis quelques jours Margaux ne veux plus dormir ailleurs que sur moi. La différence est flagrante : sur moi, dodo pendant 2h, posée sur son lit, elle se réveille dans les 10 à 30 mn qui suivent. Par conséquent je ne dors que d'un oeil, quand je ne dois pas faire les 100 pas pour la bercer.
J'ai beau être convaincue des bienfaits du maternage proximal, les "modèles" classiques ne sont pas loin et arrivent à me faire douter, et parfois des pensées fugaces traversent mon esprit, telles que "il faut qu'elle s'habitue à dormir dans son lit" ou "elle ne peut quand même pas passer sa journée dans mes bras !". Heureusement, je sais que tout ceci est normal, la lecture de différents livres sur le maternage, et notamment le Concept du Continuum, me rappellent dans les moments de doute que je fais bien de répondre aux besoins de mon bébé en la prenant dans les bras quand elle pleure et en la portant pour l'aider à (s'en)dormir. Pendant 9 mois elle a vécu au rythme de mes activités, il est évident qu'elle s'attend à ce que ça continue. Cela dit, je suis épuisée, et si je sais que ça ne va durer qu'un temps, j'espère que ce temps ne va pas être trop long...
Lundi, je me suis surprise à appeler les puéricultrices de la maternité (dans les papiers qu'ils m'avaient donné, ils disaient qu'il ne fallait pas hésiter). J'étais un peu déstabilisée par ce brusque coup de chaleur et je voulais savoir s'il y avait des recommandations particulières. J'aurais franchement mieux fait de m'abstenir... La nana a commencé à m'engueuler parce que je n'étais pas allée faire peser Margaux depuis sa première semaine (nan mais elle a vu le temps qu'il faisait depuis 2 semaines ?? J'allais pas courir par 15° avec un périnée en vrac "juste pour ça" !). Ensuite elle m'a dit que les tétées devaient être espacées d'au moins 1h30 - 2h (voui voui voui, et donc ça s'appelle allaitement "à la demande" mais on ne répond pas à la demande, c'est ça ? Sans compter qu'avec cette chaleur, moi je trouve bien que mon bébé boive régulièrement, mais bon...). Et quand je lui disais que mon bébé ne voulait pas quitter les bras et que ça m'inquiétait à cause de la chaleur, elle a suggéré un truc genre c'est un caprice ou alors c'est moi qui ne la lâche pas... On n'est pas aidées, hein ?
"Se faire confiance", il n'y a rien de tel. Mais parfois on a besoin d'un peu de soutien quand même...
En tout cas, je bénis l'inventeur de l'écharpe de portage et du porte-bébé sling, même si j'ai un peu mal au dos, il n'y a rien de tel pour calmer rapidement un bébé en pleine crise.
24 juin 2008
Les suites de couches
Après la théorie, la pratique, enfin pour mon cas personnel, à J+23.
Le lendemain de l'accouchement, j'avais l'impression d'être passée sous un camion (ou un train, c'est comme vous voulez). Si j'ai échappé aux douleurs "dans les chairs" (mon périnée étant ressorti intact de l'épreuve), j'en ai eu des pas mal au niveau articulaire. J'avais lu quelques jours auparavant un excellent livre sur les suites de couches (où on apprend notamment que durant les 3 premières semaines il faudrait passer plus de temps allongée que debout pour éviter les descentes d'organes), et j'ai pleinement ressenti ce qui y était décrit. J'aurais d'ailleurs grandement apprécié qu'on me fasse les manoeuvres décrites dans le bouquin pour refermer le bassin (je l'ai bien suggéré à la sage-femme après l'accouchement mais elle a refusé, dommage ce n'était pas si sorcier que ça). En gros, je sentais mon bassin comme désarticulé, élargi, sensation très bizarre qui impose la prudence à chaque mouvement. Pour pallier à ça, j'ai beaucoup utilisé une ceinture spéciale de maintien du bassin lorsque j'étais debout (lors des épisodes de change/bain du bébé, ou des premières sorties), pendant 2 bonnes semaines (merci Aurélie pour le prêt !!).
J'ai eu aussi d'énoooormes courbatures dans tout le dos pendant 3 jours (genre j'ai déménagé tout l'appart' à moi toute seule), signe de l'importance de l'effort que j'ai fourni pour pondre ma coccinelle.
Toujours au rayon douleurs, les fameuses tranchées, c'est à dire les douleurs engendrées par les contractions de l'utérus afin qu'il retrouve sa taille normale. C'est comme des bonnes grosses douleurs de règles, similaire aussi aux premières contractions douloureuses de l'accouchement. Ça n'a pas duré plus de 3-4 jours, mais c'était franchement pénible, surtout qu'elles sont renforcées par l'allaitement, alors ça gâche un peu le plaisir (d'autant plus qu'à la même période les mamelons sont hyper sensibles, bref, c'est "que du bonheur"...).
Les saignements ont duré 15 jours, avec une première semaine assez abondante. J'étais bien contente d'avoir acheté des protections pour énurésiques, qui m'ont permise d'être en confiance même au milieu de la nuit lorsqu'il me fallait me contortionner pour allaiter. Et puis le périnée n'étant vraiment plus ce qu'il était... bref, je vous laisse imaginer ce qui arrive quand vous remarquez qu'en plein changement de la couche de bébé vous aimeriez bien vous retrouver rapidement au "petit coin".
D'ailleurs, à ce sujet, je suis bluffée de la "nouvelle" capacité de stockage de ma vessie ! J'avais oublié !!
Côté ligne, j'ai retrouvé mon poids initial d'avant grossesse. Je sais, ça énerve... ;-p Surtout que je mange comme 4 en ce moment, sans doute à cause de l'allaitement et des heures passées à porter/bercer bébé. J'ai encore un peu "de ventre", mais il paraît que ce n'est rien par rapport à d'autres. Moi, je n'ai pas de point de comparaison, mais c'est vrai que j'en ai beaucoup perdu depuis le lendemain de l'accouchement (disons que mes pantalons taille haute me serrent un peu à l'heure actuelle). Mais je sens que tout n'est pas encore vraiment en place, mon nombril a une drôle de tronche, et ça reste douloureux quand j'éternue, surtout quand Margaux se débat et me laboure le ventre à coups de pied (quelle force ça peut avoir, cette petite chose !). J'essaie autant que possible de ne pas solliciter mes abdos, mais c'est franchement difficile, surtout lors des séances d'allaitement nocturnes.
Et enfin côté énergie : les 2 premières semaines, j'étais une véritable larve. Heureusement Bousier a assuré le quotidien à 100% la 1ère semaine. J'ai rapidement ressenti des regains d'énergie, mais cela durait vraiment peu de temps. Une minuscule sortie, un petit coup de tâches ménagères, et j'étais bonne pour me reposer le reste de la journée. A présent, ma fatigue résiduelle est surtout due au manque de sommeil (je commence à en avoir un poil marre des nuits en super pointillé, j'espère que ça va s'améliorer dans pas trop longtemps). J'ai besoin de faire des siestes dans la journée, sinon je pète un cable trèèèès facilement. Car si la fragilité psychologique s'estompe, elle n'est tout de même pas très loin. C'est qu'il s'en passe des choses dans ma caboche, et j'ai à peine le temps de m'en rendre compte !
Ultime petit détail, je pers mes cheveux pas poignées ! J'ai intérêt à les attacher au saut du lit, sinon je suis certaine d'en retrouver dans les mains de ma fille, et... bon, c'est un peu tôt pour la diversification (et puis je me bats déjà contre les poils de chat) ! Pour l'avoir lu chez d'autres jeunes mamans, je sais que c'est normal, mais c'est impressionnant quand même. Heureusement que j'ai une sacré tignasse, je ne suis pas prête de devenir chauve !
19 juin 2008
Tombé !
Hier fut un grand jour (et oui, encore un !). Margaux a mis sa première robe, a suscité moultes compliments et félicitations de la part des collègues de travail de Bousier lorsqu'on l'a accompagné à son boulot, a survécu aux embouteillages lyonnais de 18h et à sa première journée "d'été" (youpi on a retrouvé le soleil !), mais surtout...
surtout...
la suite en images :
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Il est tombé !!
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Après 17 jours de soins laborieux, presque une semaine d'application d'argile, on a fini par s'en débarrasser. Depuis ce moment, les changes se passent avec beaucoup plus de calme, ça devait vraiment la déranger (et pis le désinfectant c'est froid)...
15 juin 2008
Sans les mains ! (bis)
Hier fut un grand jour.
Outre le fait que j'ai tenté avec succès l'enfilage de mon jean d'avant-grossesse (oui, je sais, ça énerve, hein ? ;-p Mais bon, c'est un taille basse aussi), j'ai dû reprendre mes fonctions et assurer le remplissage du frigo, Bousier n'étant pas disponible pour faire le marché. Ma maman ayant passé une partie du week-end chez nous, j'aurais pu l'y envoyer seule, mais je suis incapable de faire une liste de courses, pour les légumes je fonctionne au feeling.
Samedi matin, voilà donc 3 générations de nana en partance pour le marché. Après un petit contretemps technique (méga régurgitation au moment de partir, il a fallu changer de pied en cap la fille, et en partie la mère), j'ai réussi à mettre Margaux dans l'écharpe tant bien que mal (non Maman, je ne veux pas de ton aide, il faut bien que j'y arrive seule !), et nous avons eu notre petit succès sur le marché ("oh mais il est tout petit ce bébé !"). J'étais assez fière de moi, je dois l'avouer.
Mais là où j'ai été encore plus fière, c'est quand il a fallu que j'improvise une tétée en plein milieu du périple... Bon, sur le moment je n'en menais pas large, la pitchoune pleurant, moi me trémoussant pour réussir à desserrer l'écharpe afin d'amener Margaux à hauteur de sein et la mettre plus ou moins dans l'axe, ma mère voulant m'aider on ne sait trop comment... Mais j'ai réussi à garder mon calme et répondre au besoin pressant de la miss, qui s'est endormie le temps d'acheter des cerises. Et j'ai profité d'attendre le métro du retour pour remettre "le paquet" à sa place.
Seul petit raté, j'avais un peu trop habillée Margaux, et elle a franchement eu chaud contre moi. L'après-midi, je ne l'ai donc mise qu'en body et chaussettes pour notre virée shopping au centre commercial (objectif : trouver un cadeau pour la fête des pères !). J'aurais presque pu lui mettre un body manches courtes, mais je n'ai pas osé sur le coup. Et j'aurais aussi dû penser au petit chapeau, même si on a passé peu de temps à marcher au soleil. Mais tout s'est bien déroulé, et j'étais franchement contente de ne pas me trimballer en poussette au milieu de la foule et dans les escalators en panne.
Et maintenant que je pratique, je peux l'affirmer haut et fort : le portage en écharpe, c'est vraiment super pratique (et pis ça muscle le dos...) ! Au début on se sent un peu maladroite, mais le coup de main vient vraiment rapidement (la mise en place aujourd'hui pour la balade au parc s'est faite beaucoup plus vite). Un grand merci, donc, aux mamans qui m'ont initiée au portage et apporté leurs petites astuces. Je ne regrette vraiment pas d'avoir fait l'impasse sur l'investissement poussette (il y a quelques jours, je doutais un peu, je l'avoue...) !
Petite patate nouvelle
Comme tous les bébés (enfin je crois...), notre pitchoune pelle sur certaines parties du corps. Elle a même viré limite lépreuse pendant quelques jours. Moi, je prends un malin plaisir à lui éplucher la main qui traîne dans mon décolleté lors des tétées. Et puis l'autre jour, cela m'a fait penser que c'était la saison des patates nouvelles, les petites qui sont trop bonnes sautées à la poêle même que c'est pas la peine de les éplucher. Et voilà comment pendant 48h j'ai affublé ma fille de ce surnom ridicule. Je sais, je suis une mère indigne...
12 juin 2008
Baby blues
Après une semaine idyllique à découvrir les joies de la maternité, voilà que je passe par quelques moments plus difficiles...
Lundi, Bousier a repris le chemin du boulot après plus de 3 semaines de vacances, et ça m'a fait tout drôle de me retrouver seule à devoir gérer le bébé "comme une grande". J'ai eu l'impression de me transformer en desperate housewife, passage par quelques grands moments de solitude...
Margaux commence à pleurer pour d'autres raisons que la faim, et ces moments où elle hurle sans que je sache comment la calmer sont difficiles à traverser. Enfin, on a identifié hier soir une des raisons de son mal-être : des fesses complètement irritées, limite en sang. Je me suis sentie nulle de ne pas l'avoir vu plus tôt et de ne pas avoir su prévenir cette souffrance (du coup ce matin j'avais le nez sur ces fesses pour bien regarder, et j'ai failli me prendre un jet de caca en pleine poire !). Heureusement, les nuits sont calmes, même si elles sont entrecoupées de tétées fréquentes (toutes les 2 h), on prend un vrai plaisir à somnoler l'une contre l'autre, et la crème appliquée au coucher a déjà amélioré les choses. Ce matin, j'ai décidé de lui mettre des couches lavables, bien qu'au départ je voulais attendre que le cordon soit tombé pour le faire (qu'est ce que ça tache cette éosine !). J'espère que ça va vite guérir, je me sens un peu coupable même si je sais que ce n'est que la première bourde d'une looongue série... ;-)
Et pour rester dans le sujet des couches, depuis quelques jours ses selles tournaient au vert, ce qui signifie qu'elle prenait trop de lait de début de tétée (riche en lactose en moins digeste), et pas assez de lait "gras". Je crois avoir résolu le problème en ne changeant pas de côté à chaque tétée, mais plutôt par demie-journée.
Sinon, j'ai encore du mal à trouver mes marques avec le portage, la miss a eu vite très très chaud après l'étendage de la lessive l'autre jour, car je n'avais pas pensé à la déshabiller avant. Et j'ai franchement du mal à bien l'installer dans le porte-bébé hamac...
A suivre : le résultat du concours, quelques photos (ben oui quand même !), et le récit de la naissance si Bousier veut bien écrire sa version de l'histoire (comment ça je lui mets la pression ?...)
09 juin 2008
Sans les mains !
Prenez un Papa Bousier reparti sur le chemin du travail, une lessive à étendre, et un bébé qui commence à demander d'être dans les bras pour autre chose que la boustifaille... Alors, comment qu'on fait ?
Et ben voilà :
Vous noterez avec quelle subtilité j'ai placé le noeud sur mon ventre pendouillant... ;-)
Par contre le tissu est mal déployé sur le dos de bébé : il ne devrait pas y avoir de plis, le rab' devant être rassemblé sous ses fesses, voire sous ses pieds car elle devrait être en position "grenouille"

si si, je vous rassure, elle respire encore...
A peine le temps de serrer correctement l'écharpe que la miss était déjà endormie à points fermés. Y'a plus qu'à s'améliorer sur le temps nécessaire à la mise en place, et à tester l'allaitement sans tout défaire (mais là je vais peut-être avoir besoin des copines...).
En tout cas c'est super agréable de la sentir contre moi blotie en boule, et d'entendre sa petite respiration. Je serais capable de la garder tout le temps comme ça, si seulement je n'avais pas mal au dos en ce moment (la faute aux mauvaises positions que je prends pendant les tétées et le bain, il faut que je fasse plus attention...).
Avec le soleil qui revient, ça me donne envie de mettre le nez dehors, moi ! Demain peut-être...







