13 octobre 2009
Grippe et allaitement
Puisque c'est actuellement la SMAM (Semaine mondiale de l'allaitement), et que je viens de tomber sur un communiqué de la Cofam, je passe l'info :
20 Septembre 2009
Communiqué de la CoFAM sur la grippe A(H1N1) 2009
A propos de la grippe A(H1N1), de nombreux communiqués ont déjà été publiés. Toutefois, la Coordination Française pour l’Allaitement Maternel (CoFAM) souhaite souligner plusieurs points :
1. Dans les circonstances actuelles, il persiste encore de nombreuses incertitudes sur l’évolution de la pandémie et sur l’efficacité des vaccins. Il s’agit donc de se préparer avec « modération », sans affolement, ni psychose.
2. La clinique de la grippe A(H1N1) est similaire à celle de la grippe saisonnière : début brutal avec fièvre supérieure à 38°, courbatures, fatigue associées à des signes respiratoires (toux ou gêne respiratoire). Chez le jeune enfant, on peut observer des troubles digestifs et, parfois, un mauvais état général. Un malade atteint de la grippe A(H1N1) n’est pas un « pestiféré » : pour le moment, cette grippe ne semble pas plus
dangereuse que les grippes saisonnières
3. Toutefois sa très forte contagiosité peut créer des difficultés : d’une part, plus les malades sont nombreux et plus les sujets fragiles risquent d’être atteints par le virus et, d’autre part, un très grand nombre de malades dans le même temps peut désorganiser les familles et la société, pouvant créer ainsi des difficultés économiques supplémentaires. Par ailleurs, le malade étant contagieux déjà un jour ou deux avant le début des symptômes, cela complique les mesures de prévention.
4. Comme pour les grippes saisonnières, les risques de la grippe A sont la décompensation d’une maladie sévère déjà existante, la surinfection bactérienne (qui nécessitera des antibiotiques) et l’infection pulmonaire directe par le virus. Celle-ci est rare, mais serait plus grave avec le virus A(H1N1) qu’avec les virus des grippes saisonnières.
5. Enfin, parmi les sujets à risques, les femmes enceintes et les jeunes nourrissons sont plus exposés aux surinfections et aux complications graves.
6. Devant cet état de faits, les réponses médicales sont nécessaires, mais il est tout aussi indispensable que chacun fasse preuve de solidarité et de « souci de l’autre » pour éviter les dérives. Cela veut dire qu’il faut commencer par se poser les questions : « Qui est vulnérable dans mon entourage ? Qui aura besoin de soutien en cas de forte épidémie ? » Cela signifie aussi qu’il faut éviter autant que possible les contacts inutiles avec les sujets fragiles : se dire bonjour sans se serrer la main et sans embrassades, limiter les visites en maternité (seulement la famille proche, non malade), rester prudent dans les contacts avec
les familles où il y a une femme enceinte ou un jeune nourrisson, garder la mère et son nourrisson en grande proximité et encourager le peau contre peau fréquent, éviter de partager les jouets et autres objets ayant un contact avec le bébé, protéger son entourage quand on tousse (mouchoirs, lavage des mains, voire masques).
7. Dans ce contexte de pandémie, il y a lieu de rappeler l’effet très protecteur de l’allaitement maternel : le lait de mère est antimicrobien et antiviral ; il permet de moduler l’immunité de l’enfant ; il diminue très nettement la vulnérabilité des enfants aux infections ainsi que les hospitalisations pour troubles respiratoires. Les bénéfices sont optimaux lorsque l’allaitement est exclusif jusqu’à six mois, mais l’allaitement partiel
(c’est-à-dire en association avec d’autres liquides) peut apporter un certain degré de protection. Les professionnels de santé doivent donc encourager les mères à allaiter et les aider à poursuivre sereinement leur allaitement. En cas de difficultés, puisque les professionnels ont peu ou pas de formation initiale sur la lactation, il ne faut pas hésiter à solliciter l’avis d’un(e) consultant(e) en lactation et/ou l’aide d’une association locale de soutien. Dans le même esprit, les entreprises devraient faciliter le maintien de l’allaitement maternel pour leurs employées reprenant le travail après le congé de maternité.
8. Si la mère est malade, il est fortement recommandé qu’elle continue d’allaiter son bébé en augmentant la fréquence des tétées
- Il n’y a pas lieu de séparer la mère et l’enfant, le lait maternel apportant une couverture immune parfaitement adaptée à l’environnement microbien et viral de la mère (par le biais du cycle entéro-mammaire).
- En cas de fièvre maternelle élevée et de grande fatigue, il convient de faire attention au partage de lit, en particulier avec un nourrisson de moins de 6 mois. Il est préférable de reposer le bébé dans son lit, placé à côté du lit de la mère.
- Contrairement à ce qui a été écrit, il n’est pas nécessaire de tirer le lait de la mère pour le donner séparément : la mise en oeuvre d’une telle pratique est trop compliquée par rapport aux bénéfices attendus ; de plus, elle est trop anxiogène et risquerait de contrarier la lactation. Le tire-lait sera utilisé seulement si la mère est trop malade pour arriver à mettre son bébé au sein en toute sécurité, ou si le bébé est trop malade pour pouvoir téter efficacement. (Centers for Disease Control and Prevention & Academy of Breastfeeding Medicine)
- Le traitement par les antiviraux Tamiflu (oseltamivir) ou Refenza (zanamivir), recommandés dans certains cas de grippe A(H1N1), est compatible avec l’allaitement. Le paracétamol pour la fièvre et l’ibuprofène pour les douleurs musculaires peuvent être utilisés. Les produits contenant de l’aspirine seront évités.
- Bien évidemment, la maman malade respectera les règles d’hygiène : lavage des mains très soigneux avant chaque tétée et dans la journée, port d’un masque pour protéger l’entourage, y compris lorsqu’elle allaite son bébé, désinfection régulière des jouets du bébé.
- Dans le cas particulier d’une mère qui a de la fièvre, des frissons, des courbatures, une grande fatigue, mais pas de toux et avec une douleur et/ou une zone indurée dans un sein, il s’agit probablement d’une mastite (inflammation du sein) et non pas d’une grippe. La poursuite de l'allaitement est possible et même recommandé pendant le traitement d'une mastite. Si besoin, le médecin pourra se rapprocher d'un(e) consultant(e) en lactation ou d'une association de soutien pour plus d'informations.
9. En cas de contamination maternelle du péripartum, la situation sera gérée au « cas par cas », en fonction de l’état de la mère et en étant particulièrement vigilant sur le lavage des mains et sur le port du masque chez la mère. L’effet protecteur du lait maternel, et notamment l’extraordinaire capacité anti-infectieuse du colostrum, seront mis en balance avec un éventuel risque de contamination.
10. Si le nourrisson est atteint de grippe, la poursuite de l’allaitement est fortement recommandée. Le port de masque est conseillé pour un enfant, mais impossible à appliquer chez un nourrisson. En cas de suspicion de grippe avant un an, une consultation à l’hôpital est essentielle afin de confirmer le diagnostic par un prélèvement et de donner un traitement éventuel, seulement à bon escient (traitement peu validé à cet âge).
11. Enfin, ce n’est pas le rôle de la CoFAM de donner des recommandations pour la vaccination. Toutefois, signalons que la vaccination est possible chez une femme qui allaite. Mais les vaccins traditionnels contre la grippe saisonnière ne protègent pas contre la grippe A(H1N1). Par ailleurs, il n’y a pas de données suffisantes, pour le moment, sur les vaccins H1N1-2009.
09 octobre 2009
Nouvelle édition de la Grande Tétée
Petit relai d'info - j'espère que le soleil sera de la partie... La rencontre aura lieu le Dimanche 11 octobre 2009 à 14h au parc de la Tête d'Or, sur la pelouse des ébats, rendez-vous à partir de 13h15. Vous trouverez plus d'information sur la page ville du site internet de la Grande Tétée :
Même si vous n'allaitez plus, ou pas encore, vous pouvez venir, de ce fait n'hésitez pas à en parler autour de vous, même à des mamans qui n'allaitent pas, car peut-être aimeraient-elles avoir des informations pour leurs futures grossesses. Le but de cette rencontre est de valoriser l'allaitement maternel, et de rassembler parents, associations, professionnels de santé et de petite enfance, de façon à ce que chacun ait en main toutes les informations pour faire son choix, que ce soit de ne pas allaiter, ou d'allaiter 3 jours, 3 mois ou 3 ans. Chaque choix est personnel et respectable. Les thèmes abordés cette année reprennent la thématique de la SMAM 2009, vous les retrouverez ici :
http://www.grandetetee.com/smam.php?current=two
08 octobre 2009
Pipelette*
*billet spéciale dédicace pour tata1 qui me pose la question sur son blog, que je ne veux pas pourrir avec une réponse qui n'intéresse pas ses lecteurs.
Ça y est, Margaux dit "maman" ! Il était temps, n'est-ce pas ? Il faut croire qu'elle avait quelque chose à se faire pardonner ce matin, pour me le sortir aujourd'hui (au hasard peut-être... réveiller définitivement la dite maman à 5h15 et téter pendant 1h ? mmmoui, ça doit être ça...). Ça faisait un bail que je l'attendais quand même. Elle nous l'avait bien sorti à quelques rares occasions, ayant acquis le mot assez tôt et plus ou moins en même temps que "papa", mais elle semblait l'avoir rangé dans un coin bien obscur pour ne jamais le ressortir. Alors que "papa", celui-là, qu'est-ce que je l'entends ! A croire qu'elle s'inquiète de savoir où est son paternel dès qu'il est hors de son champs de vision.
Je n'ai pas envie de lui coller l'étiquette de "pipelette", alors je dirais que Margaux s'exprime verbalement avec beaucoup d'entrain. Et elle commence à enrichir son vocabulaire. On avait déjà : tiens, caché, merci, téter, ça (qui ressemble beaucoup à tiens, en gros ça veut dire "donne"), non, hop et hop-là, papa (forcément), et... crocodile (à cause de la chanson où ils disparaissent au bord du Nil).
Depuis récemment, on a (en vrac) : "doudou", "dodo", "le-nez" (qu'il faut moucher), "pied", "chau"(ssure-sson-ssette) (qu'elle essaie de mettre en vain), "nana" (Anna sa copine de nounou - elle l'aime tellement qu'à chaque fois que je lui dit "on va chez nounou", elle me répond "nana !!", et quelle déception quand elle n'est pas là !), "cola" (oh my god elle a mangé du kinder chez la nounou !), (ap)"puyer" (sur le bouton de l'ascenseur ou l'interrupteur), "chat" (prononciation impeccable), et des trucs qui ressemblent à "il est là" (le doudou, forcément), "tête" et "cheveux".
Du coup, on a carrément laissé tomber la langue des signes. J'étais super motivée l'année dernière pour signer avec elle, mais je pense qu'on n'a pas été assez assidus, et le seul qu'elle n'ai jamais reproduit c'est celui de "téter" (remarque celui-là il est vraiment pratique). Vivement qu'on se comprenne vraiment...
07 octobre 2009
Jamais sans ma fille (ou presque)
Il a fallu choisir, entre les diverses solutions absolument pas idéales ni les unes ni les autres, celle qui semblait être la plus confortable pour tout le monde. Et voilà comment je suis partie pendant près de 31h (donc si vous comptez bien ça inclut une nuit...), sans mon mari, sans le chat, et (surtout) sans ma fille. Avec le doute jusqu'au bout, prête à changer d'avis lorsqu'elle s'est mise à pleurer en s'agrippant à moi au moment de partir. Mais comme Bousier ne voulait pas qu'on change les plans, on a pris le temps de se dire au revoir : encore une tétée, un câlin, un bisous. J'ai bien fait, plutôt que de m'enfuir en courant le ventre serré, je suis partie avec la vision de ma bichette dans les bras de son papa et me disant au revoir de la main avec un grand sourire.
Après une heure de route, j'arrive "au château", où je vais passer cette journée 1/2 à apprendre des tas de trucs intéressants sur l'allaitement. Tout le monde arrive petit à petit, on se dépêche de manger pour démarrer dans les temps (ouf, les organisatrices ont prévu large, on démarre avec 1h de retard sur le planning mais en fait s'pas grave). On enchaîne les ateliers, les pauses, le dîner, et je me retrouve entourée de pleins de bébés. Certains sont seuls avec leur maman et je me demande si j'ai fait le bon choix, ma pépète me manque un peu quand même. J'appréhende de savoir comment va se passer leur nuit là-bas, et en même temps de me réjouis de pouvoir dormir en pensant rien-qu'à-moi. J'ai accumulé de la fatigue mais je traîne à papoter, je n'aurais pas dû, je vais mettre plus d'une heure avant de m'endormir. Mais avant ça il faut faire une "vidange", histoire de s'assurer une nuit confortable : le bib' du tire-lait et trop petit, je récupère 150ml sans forcer ! (mais que vais-je faire de tout ça alors qu'elle ne veut plus en boire chez la nounou ?).
La nuit se passe... pas trop mal. J'ai le sommeil tout détraqué et le moindre bruit me réveille. Heureusement le bébé qui dort avec sa maman dans notre chambre est des plus discrets (la veinarde me dis-je). D'autres n'ont pas cette chance à l'autre bout du couloir. J'attends l'heure du petit-dèj' pour me lever (trop habituée aux réveils matinaux, scrogneugneu), et re-séance de tire-lait avant le redémarrage des festivités. De nouveaux 150ml (!), cette fois c'est sûr, on va avoir droit à une soirée crêpes dans la semaine. La journée passe vite, mais je sens la fatigue me tomber dessus. Le dernier atelier demande de la concentration et fini en retard, alors que j'ai hâte de retrouver les miens.
Quand j'arrive à la maison, c'est la fête, et les spaghettis entamés attendront après la tétée (pas à ma demande, mais ça m'arrange bien quand même).
Et la question que tout le monde se pose : comment Margaux a-t-elle dormi ?
Réponse : comme d'habitude. Elle s'est autant réveillée qu'avec moi. Bousier a assuré et a su la rendormir avec facilité (elle n'a même pas voulu mon lait de tout le WE). Donc RAS.
Je suis rassurée. Et donc doublement contente de mon WE, où j'ai pu discuter avec des allaitantes au long cours, apprendre des trucs passionnants, et bien profiter de ce changement d'air. :-)
01 octobre 2009
Maman, fais-moi confiance !
...Voilà en pratique ce qu'essaie de me dire ma fille depuis une semaine, en 2 leçons.
Leçon N°1 : ça fait 2 goûters où elle refuse de boire son lait (maternel) chez la nounou. Et lorsque la nounou lui a demandé si elle buvait son lait, elle a répondu un "non" franc, clair et massif. Bref, pas d'hésitation sur ce coup, elle n'a plus besoin que je tire du lait pour elle chaque jour. Donc en gros elle me dit qu'elle s'en sort très bien sans moi, et que les succédanés ne servent à rien pour remplacer mon absence (dont elle souffre un peu quand même, il suffit de la voir quand on se retrouve le soir)
Leçon N°2 : depuis 2 nuits c'est juste l'enfer, elle n'arrête pas de se réveiller et ne se rendort pas sans téter (je doute d'ailleurs qu'elle boive grand chose au bout de 3 tétées en 1h, m'enfin bref...). Comme elle traîne un rhume depuis 3 semaines, j'ai enfin pris RDV chez le médecin, et verdict ce matin (après une véritable séance de torture pour réussir à regarder ses oreilles et sa gorge, gloups) : gorge pleine de glaires et toute rouge. Ceci explique cela.
Il serait temps que je m'incruste dans le crâne (oui, au moins !) que si elle se réveille, si elle me colle, si elle je-ne-sais-quoi, c'est parce qu'elle a juste une bonne raison de le faire, même si ça n'est pas évident pour moi.
margaux 1 - maman 0.
Et quand je vois que glouglou amène par ici des gens qui se demandent à quel âge commencent les premiers caprices, je trouve que ce billet tombe à pic... !
30 septembre 2009
Ça approche...
Ce week-end, il est prévu que je parte du samedi midi au dimanche soir... seule.
Ça veut dire que Margaux va rester avec son papa pendant 36 heures, sans pouvoir téter. J'avoue que j'appréhende...
J'ai peur que ça se passe mal, que ce soit trop long pour elle. Je culpabilise de ne pas l'emmener avec moi. Et en même temps ce ne serait vraiment pas confortable, ni pour elle ni pour moi. En réalité je culpabilise de faire quelque chose qui me tient à coeur, mais qui n'est absolument pas vital pour moi.
Mais qui me tient vraiment à coeur...
Cruel dilemme, que d'avoir à choisir entre ses priorités et celles de son enfant. J'entends déjà ceux qui me diront qu'il est normal que je pense à moi, qu'il faut un équilibre, blablabla... J'entends aussi ceux qui trouvent que ma fille est encore bien petite, qu'elle a besoin de moi, que cette séparation créera une souffrance inutile, blablabla... Et j'entends également une petite voix au fond de moi qui m'invite à faire confiance, et à ma fille, et à mon mari, (et à moi d'ailleurs), qui me dit que ça peut tout aussi bien se passer à merveille ; mais qu'est-ce que j'ai du mal à l'écouter ! Qu'est-ce que la voix de la culpabilité peut être plus forte que tout !!
Parce qu'il est clair que quelque soit la solution, je me sentirais coupable :
- cas N°1 : coupable de la laisser,
- cas N°2 : coupable de l'emmener dans un endroit inconnu alors que je ne pourrais pas être disponible pour elle,
- cas N°3 : coupable de rester "cloîtrée" à la maison
- cas N°4 : coupable de traîner mon mari tout un WE dans un endroit où il va s'emm... grave.
De toute façon, la culpabilité c'est sans issue, et c'est bien là où est le problème...
28 septembre 2009
Mais comment fait-elle ?
Beaucoup se demandent comment on arrive à tenir quand on travaille alors qu'on a un bébé qui se réveille 3 à 8 fois pas nuit pour téter - notez que moi même je me posais la question il y a encore un mois. Voici donc ce qui me sauve :
- le cododo : plus bébé est proche, plus les réveils sont brefs, moins c'est pénible et fatiguant. Chez nous, Margaux dort dans son lit à barreaux dont une des parois à été enlevée, se dernier étant collé au nôtre au même niveau.
- l'allaitement : of course, qui non-seulement permet de rendormir bébé au moindre effort, mais génère aussi un cocktail d'hormones qui aide à se rendormir rapidement et surtout à récupérer plus facilement.
- allaiter couchée : pour ne pas se réveiller vraiment comme on le ferait en se relevant dans le lit (ce que j'ai fait pendant plus de 6 ou 8 mois...), voire même se rendormir en cours de route.
- se coucher tôt : pour moi c'est 22h dernier carat, et les premiers temps de la reprise je me couchais même à 21h, comme jusqu'au printemps dernier.
- bosser à 80% : clairement, lorsqu'arrive le jeudi, je suis sur les rotules. Ça aide vraiment de ne pas avoir à mettre de réveil pour 6h45 le vendredi (même si la miss s'est justement réveillée à 6h ces 3 derniers jours alors que je rêvais de grasse mat', VDM...), et 3 jours pour faire la sieste et récupérer des 4 précédents, il (me) faut tout ça.
Et l'un dans l'autre, je me sens moins épuisée que lorsque j'étais à la maison à 100% ; ou plutôt, disons que la fatigue n'est plus que physique, et la nerveuse, celle qui fait péter un câble pour un rien, a disparu. Même si certaines choses du quotidien m'agacent facilement, parce qu'on n'a pas encore bien trouvé notre vitesse de croisière, les rapports avec Margaux sont plus légers, et ça c'est chouette !
21 septembre 2009
Et de 5 !
La semaine dernière, Margaux a percé une... 5e dent ! Oh évènement exceptionnel puisqu'on n'en avait pas entendu parler depuis le printemps. La bonne nouvelle, c'est qu'elle est sortie sans douleur, à peine une mini-fièvre de 37°7 (selon le cahier de la nounou, si c'était arrivé un WE je ne m'en serais même pas aperçue, mère indigne que je suis...), alors que les 4 précédentes avaient donné une matinée de hurlements et imposé quelques doses de paracétamol. Mais là, Margaux s'est contentée de mâchouiller un peu plus ce qui lui passait entre les mains, et c'est en fait la nounou qui m'a alertée sur l'arrivée imminente de la quenotte. On s'en sort juste avec un petit rhume persistant... et quelques marques de morsures dans mon dos ! Je peux vous dire que ça surprend, lorsqu'en pleine discussion avec mon vendeur de légumes je me suis fait niaquer entre les omoplates ! Pourvu que ça ne dure pas... !
17 septembre 2009
relai d'un mail d'O. Maurel
C'est en tant qu'adhérente à l'OVEO que j'ai reçu ce mail d'Olivier Maurel, que je m'empresse de relayer ici :
Bonjour,
Le gouvernement a décidé de déposer un projet de loi pour supprimer l'institution du Défenseur des enfants, institution représentée actuellement par Dominique Versini qui a été la première Défenseure des enfants à avoir le courage de demander l'interdiction des punitions corporelles. Ce projet de loi a été déposé sans aucune concertation avec l'intéressée ni avec aucune des associations de protection des droits des enfants.
Je suggère à tous ceux qui n'acceptent pas cette décision d'envoyer au Premier Ministre le message ci-dessous ou un message d'inspiration semblable et de l'envoyer aussi à tous vos contacts :
Monsieur le Premier Ministre,
J'apprends avec stupéfaction que votre gouvernement, par un projet de loi présenté lors du Conseil des ministres du 9 septembre, a décidé de supprimer l'institution du Défenseur des enfants.
Est-il pensable que, dans un pays où le nombre de décès d'enfants par maltraitance oscille entre 400 et 700, c'est-à-dire entre plus de un à près de deux décès par jour, on supprime une institution qui est
précisément chargée de la protection des enfants ?
Je vous demande instamment de renoncer à ce projet de loi et, au contraire, de renforcer la protection dont doivent bénéficier les enfants de notre pays.
Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'assurance de ma haute considération.
Pour écrire au Premier Ministre : http://www.gouvernement.fr/premier-
Ou encore :
M. Le Premier ministre
Hôtel de Matignon
57, rue de Varenne
75700 Paris
Olivier Maurelministre/ecrire
Mode survie "on"
Prise de conscience ce matin : je ne peux pas continuer comme ça, ou ça va péter dans pas longtemps... Je me laisse submerger par tout, je reste convaincue que je peux encore tout faire, et je n'arrive pas à installer une organisation confortable et compatible avec notre changement de rythme. Résultat, c'est Margaux qui "trinque" parce que je n'arrive plus à me mettre à son écoute et que je la trimballe plus que je ne l'accompagne.
En écrivant ça, je me dis que c'est peut-être bien là la raison de ses nuits archi-pourries. Autant les premiers jours chez Nounou je ne m'attendais pas à autre chose, mais là, je commence (-çais) à avoir du mal à comprendre. Les journées chez Nounou se passent super-nickel-chrome (même les siestes !), et le soir à la maison ça va de mieux en mieux (en grande partie grâce à une amie qui nous a conseillées en fleurs de Bach), hormis les fins de repas qui sont souvent conjointes avec une grosse envie d'aller faire dodo. Depuis quelques jours, Margaux est en effet vraiment fatiguée, et se couche bien 30mn voire 1h plus tôt qu'avant. Et pourtant, elle a beau être crevée, elle dort super mal (quand elle dort 2h d'affilées je suis contente), et se réveille super tôt quand même (6h ce matin... alors que le réveil sonne à 6h45...).
Je me rends compte que je ne suis pas venue parler ici de ces dernières semaines. La première semaine de boulot, c'est moi qui amenais Margaux chez la nounou, et la séparation était quelque peu difficile pour elle. Le retour à la maison était catastrophique, complètement à fleur de peau elle éclatait en larmes pour un rien, tout tournait au drame. Grâce aux fleurs de Bach, ça s'est amélioré en quelques jours, elle partait moins en vrille pour tout, même si elle restait super scotch avec moi (genre je devais la poser sur le plan de travail pour préparer le dîner, par terre c'était déjà trop loin... pratique, hein ?).
La deuxième semaine, c'est Bousier qui s'est collé au trajet du matin du lundi au jeudi. Le soir, c'était le débordement d'émotions lorsqu'elle me voyait arriver le soir, parfois même dès qu'elle entendait la sonnette. Dès qu'elle me voyait, c'était... téteeer !!!! Et il lui fallait encore une grooosse tétée à la maison (et c'est toujours d'actualité d'ailleurs). Lorsque c'est moi qui l'ai emmenée le vendredi, j'appréhendais un peu le départ, et à ma grande surprise, quand je lui ai dit que j'allais y aller, elle m'a fait au revoir de la main, genre "ouais ouais, allez laisse moi aller jouer"... Wouahou !
Et cette semaine, départ le matin en 5mn, à peine le temps d'enlever la veste et de récupérer le doudou dans le sac à langer (ah ça, elle le dit super bien, "doudou" !). Et le soir, elle est très excitée quand elle me voit arriver, et se précipite vers le petit placard de l'entrée pour récupérer son doudou, histoire d'être sûre de ne pas l'oublier et de signifier que ça y est, la journée est finie et qu'on y va (d'ailleurs elle n'aime pas trop quand je traîne à discuter avec la nounou).
Bref, les journées chez Nounou se passent à merveille, lundi il y avait matinée au relais, mardi contes à la bibliothèque, mercredi marché, ça ne chôme pas pendant que maman est au boulot ! Je suis toujours aussi confiante, et très contente de cette nounou qui est une vraie perle.
Mais... j'ai de mon côté aussi du mal à m'adapter à ce nouveau rythme, j'ai l'impression d'être revenue "comme avant". J'ai en fait tellement confiance en la nounou que j'en suis presque à penser que ma fille est mieux avec elle qu'avec moi... Surtout que nos moments ensemble sont souvent imprégnés d'une certaine tension, à cause du temps qui passe trop vite. C'est la course le matin pour nous préparer toutes les 2, la course le soir pour ranger les affaires et préparer le repas quand Bousier n'est pas là, et la puce qui demande en même temps (à raison !) de l'attention de qualité, pas facile facile d'y arriver tout en restant zen (surtout quand j'essaie de caser au milieu de tout ça un peu de couture sans pour autant me coucher à point d'heure, hum hum).
Bref, il faut que moi aussi je trouve mes marques, en fait ! Je pensais qu'en ayant mon vendredi de libre, j'aurais tout plein de temps pour tout faire pendant les 7h où Margaux allait chez sa nounou, mais en fait non, 7h ça passe super trop vite... Sans doute que lorsque j'aurais réussi à tout concilier, tout ça se déroulera avec plus de fluidité. En attendant, je suis preneuse de conseils avisés ;-)


