Je me souviens, il y a 1 ou 2 ans, je lisais des réactions de mamans qui voyaient leur enfant aller à l'école pour la première fois, et je me demandais bien pourquoi elles étaient aussi bouleversées. Je ne voyais pas bien la différence que cela faisait pour tous ces mômes qui étaient déjà rompus à la collectivité puisqu'ils allaient en crèche depuis qu'ils avaient seulement quelques mois. Autant pour celles qui étaient restées 3 ans à la maison, je voyais bien en quoi cette séparation pouvait être difficile, mais quand la-dite séparation avait déjà été entérinée depuis belle-lurette, ben non, je ne voyais pas trop... A l'époque, j'en avais conclu que je verrai bien quand ce serait mon tour.

Et puis voilà, c'est aujourd'hui notre tour. Et j'avoue que je ne comprends toujours pas très bien. En tout cas la vague d'émotion n'est pas passée par moi. Bien sûr je suis émerveillée de voir combien Margaux a grandi, et qu'elle franchi une étape importante. Bien sûr je suis inquiète de savoir comment elle va vivre ce changement radical de rythme et d'environnement. Bien sûr je suis curieuse de savoir ce qu'elle peut bien faire de ses journées et j'aimerais vraiment être une petite souris ;-).

Mais je suis tout autant confiante. Confiante d'avoir donné à Margaux des bases solides, qui vont lui permettre de trouver en elle les ressources pour faire face à tout ça. Confiante d'avoir choisi la bonne école pour nous parmi les possibilités qui s'offraient à nous. Confiante d'être capable de me mettre à l'écoute de ma fille, car je sais que ça ne sera pas facile et qu'il nous faudra être 2 fois plus disponibles pour entendre tout ce qu'elle aura à nous confier à sa façon.

Je pensais que cette première journée d'école s'était très bien passée. Je suis partie hier matin le coeur léger, en laissant derrière moi un petite fille qui avait envie de rejoindre le groupe pour écouter une histoire, envie de laisser partir maman pour pouvoir découvrir les nouveautés que représentait l'école pour elle. Je l'ai retrouvée fatiguée mais tout sourire. En réalité, elle a beaucoup pris sur elle pendant la journée, le temps du repas a été vraiment difficile, et elle a sombré ensuite dans le sommeil pendant 3 heures (!). A la maison, elle a passé sa soirée agarde, pâlichonne, à vomir en 10 fois les 4 ridicules petits gâteaux de son goûter, et n'a rien voulu dîner. Pôv' bichette. Alors on l'a câlinée, on a laissé tomber le brossage des dents pour une fois (gros sujet de crispation en ce moment), et on a enviseagé des solutions viables pour l'aider à passer le cap en douceur.

Après une bonne grosse nuit de sommeil sans aucun réveil (et ça devient de plus en plus fréquent, youhou !), j'ai dû "l'aider" un peu à se réveiller ce matin, en ouvrant sa porte (alors que d'habitude c'est elle qui nous sort du lit, il va falloir que je pense à me remettre un réveil moi !). Elle s'est levée tout sourire, et très enthousiaste à l'idée d'aller encore à l'école aujourd'hui... et à la cantine ! Apparemment aujourd'hui elle s'est bien rattrapée au niveau alimentaire ;-). Demain, retour chez sa nounou chérie, une petite pause qui va sans doute lui faire du bien ; je me félicite d'avoir maintenu ce point de repère rassurant plutôt que d'avoir cherché une nounou qui soit proche de l'école (on a une nounou en or, mais qui n'est pas du tout dans notre quartier).

Et voilà pour la première rentrée de Margaux.

Et vous, c'était comment cette rentrée ?