Ça faisait longtemps, hein ? ;-) Et pourtant il y a eu du changement ces dernières semaines.

Tout a commencé courant mai, lorsque la demoiselle a commencé à nous demander à aller dormir dans SA chambre. Sans que nous ne l'incitions d'aucune manière, elle s'est mise à nous indiquer clairement où il fallait la coucher. Au début c'était un coup sur deux, et au bout d'un moment on ne lui demandait même plus, on la couchait directos dans sa chambre (d'où l'intérêt d'avoir un lit dans chaque chambre, ça permet de la souplesse et rend les choses toutes légères).

Les réveils nocturnes ont commencé à s'alléger à la même période, passant de toutes les 2h à 3 par nuit, parfois 2 voire même 1 seul. Au début, j'allais me coucher à côté d'elle au premier réveil. Mais comme ça ne plaisait pas trop à Bousier, on a décidé de la ramener avec nous à ce moment-là de la nuit. J'avais peur que le changement de décor en milieu de nuit ne la déboussole, mais finalement non (par contre si vous avez une recette contre les ronflements du patriarche, je suis preneuse !!!).

Bien sûr, on est encore loin des nuits complètes, il y a parfois des nuits parfois très pourries (la faute à la chaleur qui oublie de rentrer chez elle alors que le soleil est couché depuis belle lurette - fallait pas habiter un 1er étage en ville me direz-vous...), et des soirs où elle ne veut pas s'endormir dans sa chambre (là encore la faute à la chaleur qui l'empêche de s'endormir rapidement, résultat hier elle a résisté jusqu'à ce que j'aille me coucher avec elle à 21h15 - et elle était endormie 15 mn plus tard).

Donc, rien de très transcendant, point de miracle au pays des coléoptères, mais en tout cas de quoi m'éloigner du bord du gouffre, et ça fait du bien.

Mais ce qui fait surtout du bien, c'est de se dire que tout ça arrive sans qu'on n'ait forcé les choses. Bien sûr ça coïncide avec une séance psy pour moi et la prise de L72 (pour moi aussi ! la faute aux ronflements...), mais je doute que ça ne tienne qu'à ça.

Avec un bon mois de recul maintenant, je suis persuadée que ses réveils nocturnes sont liés à un RÉEL besoin de téter, et pas à une simple "mauvaise habitude". Ce qui me fait dire qu'elle a réellement besoin de cet apport alimentaire, c'est de voir que maintenant elle ne se rendort pas "simplement" après avoir tété, mais qu'elle me demande "l'ot' côté" avant de retourner dans son lit. Si elle voulait simplement tétouiller, elle ne me demanderait pas de changer de côté ; non, elle a vraiment besoin de boire ce lait. Peut-être même que le jour où elle dormira complètement, ce jour-là coïncidera avec le sevrage... Qui sait ? En tout cas j'envisage cette éventualité avec sérénité, et je me dis que cette peur que j'avais de manquer de lait à l'époque où j'ai repris le boulot n'est peut-être pas anodine...