Ce matin, Elisabeth Badinter était sur le plateau des Maternelles, entourées de mamans et d'un papa. Des choses intéressantes ont été dites, je vous invite à aller voir la vidéo. Mais j'ai été terriblement déçue par l'intervention de la maman qui se disait écolo, elle n'a pas su développer ses arguments, tenir tête à la philosophe face à ses attaques contre le naturalisme.

E. Badinter aura eu le mérite de me faire bien cogiter de puis 1 mois 1/2. Avant toute "cette affaire", je ne connaissais pas vraiment le terme de "naturalisme", je ne savais même pas que ça pouvait être un courant de pensée. Mais je dois me rendre à l'évidence, je m'y retrouve énormément. Je comprends qu'on ne partage pas de telles convictions, mais une petite question tout de même, par rapport à cette crainte que l'écologie renverrait les femmes dans leur foyer :

Lorsque nos enfants, et les enfants de nos enfants, tenteront de survivre sur cette planète que nous sommes en train de pourrir et détruire à petit feu, seront-ils contents de savoir qu'en réalité ils paient le prix de "la liberté" de leurs mères ? Pouvons nous réellement affirmer que nous voulons le meilleur pour nos enfants, et en même temps avoir des comportements que nous savons être nocifs et pouvant hypothéquer leur survie ? (bon, ok, ça fait 2 questions)

Sur France Inter, E.B. avait qualifié le choix de vouloir accoucher à la maison, ou "avec de la musique" (sic.) comme étant des "choix de nantis". Je crois personnellement que le choix de nanti que fait notre société moderne, c'est plutôt de consommer à qui mieux mieux sans vouloir voir plus loin que le bout de son nez, ni en assumer les conséquences.

Sur ce, vous m'excuserez, je vais aller vider le sac à langer de ma fille et y mettre des couches lavables propres (pliées par Bousier ;-) ).